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La politique est devenue un happening permanent

Est-il besoin de revenir sur l’auto-promotion de Jean-Luc Mélenchon se filmant en train de molester le procureur et les policiers venus perquisitionner son local ? C’est hier un député italien, élu de « la Ligue », qui a écrasé de sa chaussure les papiers de Pierre Moscovici pour protester contre le rejet du budget italien par la commission européenne. Même mise en scène spectaculaire dans les deux cas, même assurance de voir les images faire le tour des médias pendant plusieurs jours.

Le deuxième exemple démontre l’atmosphère délétère de l’Assemblée européenne et de l’Europe elle-même. Ses pères fondateurs en frémiraient, comme en frémissent tous ceux qui croient à cette grande idée devenue notre meilleure assurance-vie pour exister entre les blocs continentaux qui mènent le monde.

Les deux scènes, démontrent aussi l’avidité des médias, traditionnels et sociaux à relayer ces scènes de violence. J’ai envie de dire « on a les médias que l’on mérite » mais ce n’est qu’à moitié juste, car les médias façonnent nos attentes autant qu’ils y répondent.

Mais la plus grande responsabilité est celle des politiques eux-mêmes, qui à la fois bafouent les mandats qui leur ont été confiés et font semblant de méconnaitre le risque de contagion qu’ils induisent.

Dans tout cela, nous sommes nombreux à nous sentir mal.

Aznavour, ce diable d’homme !

A 94 ans, il revenait de donner un concert à Tokyo et il devait partir quelques jours plus tard à Erevan avec Emmanuel Macron, lui qui était « 100% Français, 100% Arménien.

Las, la mort la saisie au matin de ce premier octobre. Nous n’en connaissons pas la raison, mais nous mesurons depuis des années l’exceptionnelle énergie, l’ardeur toujours aussi vivace de Charles Aznavour. D’interviews en concerts, de l’écriture de nouvelles chansons à des prises de position toujours opportunes, le « petit » Charles a résisté depuis sa jeunesse, s’est accroché, à connu des bas, a gravi des hauts… Et s’y est maintenu dans le monde entier.

Ce premier octobre n’était pas un jour ordinaire mais celui de la journée internationale des personnes âgées. Il est plus et mieux qu’aucun autre l’exemple que la longévité est toujours le fruit d’un combat et qu’il faut une grande force pour demeurer soi et se maintenir sans faille « en haut de l’affiche ».

Je tenais à lui rendre cet hommage. Personne n’a fait le lien dans les médias entre son âge et la date de sa mort. A peu de jours près, il aurait pu, comme Molière « mourir en scène ». A peu d’années près, il serait devenu centenaire … et aurait peut être donné un concert. « Ce diable d’homme » était le titre de la dernière chanson qu’il a écrite.

 

Ces « elders » dont le grand âge, est plus beau encore que l’ âge

L’annonce de la mort à 94 ans de Charles Aznavour au matin même de la « journée internationale des personnes âgées » a une profonde signification; Lui-meme pourtant aurait sans doute préféré atteindre la centaine, voire, plus encore, mourir sur scène comme Molière.

Mais il mort en pleine gloire, en pleine possession de sa voix , de sa pensée , n’ayant renoncé ni à sa fidélité à ses origines et à ses débuts difficiles, ni à vouloir aider sans le montrer son public à surmonter les inconforts de l’âge. Il avouait sans y prêter d’importance ses implants capillaires ou ses prothèses auditives : les pertes d’autonomie réparables, compensables ou réversibles, nous ne devons les considérer comme des pertes, mais des problèmes surmontés.. I y a aidé ceux qui avaient à le fair grâce à son franc parler (et franc chanter..)

Mais c’est sa formidable énergie, sa volonté à demeurer le même, à monter sur les planches jusqu’au dernier jour, cette ardeurs qui au moment de sa mort, venait de le ramener d’un concert à Tokyo et la semaine suivante devait le conduire à Erevan avec le President Emmanuel Macron;

La longévité est toujours un combat : il s’est battu de ring en ring (de scènes en scènes), travaillant pour que sa voix ne s’altère pas, que son intérêt pour les autrs ne  s’altère pas en leur écrivant des chansons qu’il leur « offrait’.

Je voudrais que mes à titre posthume, les Américains l’accueillent dans ce groupe très prestigieux des « Eiders »; ceux qui réalisent leur vieillesse à égalité de leur vie.

 

Des propositions (très concrètes) pour l’Europe

Ce sont des propositions très concrètes, dans des domaines qui touchent TOUS les Européens et  qui me sont familiers. D’autres viendront sans doute et vos commentaires ou suggestions sont très bienvenus pour cela (attention, les commentaires ne s’affichent pas immédiatement. Ils doivent être validés, non comme une censure mais pour éliminer une foultitude de spams)

  • l’enseignement précoce, dès la maternelle, d’une langue « voisine » selon l’expression du linguiste Claude Hagège, c’est à dire d’une langue européenne proche et importante. Cet enseignement sera fait et poursuivi en primaire grâce à un Erasmus enseignant.
  • La fixation d’un prix minimal européen de vente du tabac, pour éviter le dumping entre les pays qui ne profite qu’aux cigarettes, et proposer à tous les pays européens l’objectif de « sortir du tabac en 2030« 
  • la fixation d’un socle commun de vaccinations obligatoires dans tous les pays afin d’éradiquer sur le territoire européen les maladies infectieuses concernées
  • Une charte européenne des droits et libertés de la personne âgée (esquissée par le conseil de l’Europe, elle n’a jamais été ratifiée par l’ensemble des pays (non plus, hélas, qu’à l’ONU). L’Europe doit être exemplaire en matière de transition démographique
  • Une contribution tangible à l’électrification de l’Afrique pour en démultiplier le développement économique

L’Europe, c’est aussi notre affaire. N’hésitez pas à contribuer à ces propositions.

Suivi et Infogérance par Axeinformatique/Freepixel