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Les agriculteurs ne constituent plus que 4% de la population française quand ils étaient 10 millions en 1945. Cette diminution de nombre ne signifie pas une perte d’importance en proportion de l’agriculture française.

Manuel Valls était aujourd’hui en visite à « terres de Jim », sorte de salon de l’agriculture en plein air, développé sur 300 ha, où avait lieu le championnat du monde de labour. L’événement a réuni 300 000 personnes en 4 jours, à St Jean d’Illac près de Bordeaux sous un soleil de plein été et dans une poussière collante à la peau.

La poussière tient à la qualité du sol, très sableux et choisi pour cela : il faisait partie des critères de ce championnat du monde. Les chemises blanches ne l’ont été que très brièvement, visages, bras et jambes ont gagné très rapidement en bronzage d’un gris poudreux et quelquefois empêché les prises de vue télévisées.

Comme une grande majorité de Français je suis d’origine paysanne et au contact dans ma vie médicale de ceux qu’on appelle maintenant « les ruraux ». J’en ai grandement apprécié les qualités où je retrouvais les valeurs portées par mes parents, au premier desquelles le travail. Commencer et finir sa journée à « pas d’heure » demeure une caractéristique de l’activité agricole, non soumise à des horaires hebdomadaires mais aux réalités des cultures.

Les jeunes agriculteurs à l’origine de cette manifestation ont exprimé avec brio sur l’estrade les plus marquantes de leurs difficultés et de leurs attentes, au premier rang desquelles l’accès au foncier, la simplification des normes et la concurrence des pays où justement existent beaucoup moins de règlements et de normes.

Nous serons bientôt 8 puis 9 milliards d’humains. La France et l’Europe doivent pouvoir compter sur une agriculture de qualité, suffisamment productive pour être rentable pour ceux qui s’y engagent, suffisamment responsable pour demeurer un atout pour le pays.

Ma circonscription de députée est sans aucun doute une des moins agricoles de France; elle est pourtant bien sûr concernée et les « AMAP » s’y développent dans tous les quartiers. L’engagement et le professionnalisme des jeunes agriculteurs est une raison d’espérer.

 

 

Comments 1 commentaire

  1. 06/09/2014 at 19:13 Michèle Delaunay

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