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Très maigre débat cet après-midi à l’Assemblée. Deux petites heures concédées par le gouvernement, et occupées pour l’essentiel de variations sur le thême « le gouvernement contrôle », les ministres sont réactifs, prennent les bonnes mesures, surtout le premier d’entre eux.

François Fillon n’a pourtant guère convaincu, jusque dans sa majorité. Pendant qu’il parlait, le CAC continuait de descendre et l’inquiétude de monter de toutes parts. Qu’on se rassure, un numéro vert va être mis à disposition des PME, où ils trouveront des informations 24 heures sur 24 ! Des informations, pas du crédit permettant de soutenir leurs investissements. La mesure de la crise, les vrais chiffres, le langage de la vérité, n’étaient pas au programme.

François Hollande, au nom de notre groupe, a été seul à être à la fois incisif (« cette crise, ce n’est pas un accident mais un système qui s’effondre. C’est la défaîte de ce que vous appelez la bataille idéologique ») et à réclamer des mesures crédibles : un plan européen de sauvetage du système bancaire, le soutien de l’activité des PME à hauteur de la situation (le plan actuel se résume à 30 milliards d’euros pour l’ensemble des PME de toute l’Europe), toute la vérité de la part des banques sur le montant des crédits toxiques dont elles disposent, la non-revente des prises de participation de l’Etat dans les banques, la création d’un fonds national de garantie..

Ce ne sont que quelques notes au vol, écrites dans le train du retour. Je recommande la lecture du discours sur le site de l’Assemblée. Quand Hollande a fini de parler, reconnaissons que nous (la gauche, le PS surtout) avons été particulièrement minables. Pardon de ce mot, mais il est mérité.

Fillon avait été acclamé (à contre coeur) par sa majorité, la gauche aurait du à la fin du discours de Hollande, se lever comme un seul homme pour l’applaudir avec la même force. Quelques uns l’ont fait, j’ose dire à l’ instigation du petit groupe, majoritairement féminin, où se situe ma place. Beaucoup étaient au contraire seulement occupés de regarder autour d’eux qui se levait (est-il dans ma motion ? Dans la motion de Hollande ? Que va-t-on penser si je me lève ?..).

Petit, très petit…

J’ai une vision tout à fait contraire de ce que le PS, empêtré dans son congrès, devrait faire en face de la gravité de la situation et du pays qui attend qu’à cette démonstration d’échec , on réponde unanimement et fortement.

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