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Combien n’ai-je reçu de commentaires, couvrant toute la gamme désagréables à insultants, pour avoir écrit qu’un mandat politique était PRECAIRE ! Or, il l’est en effet, et il n’y en a pas de plus constitutionnellement précaire, puisque c’est une qualité rendue obligatoire par la notion même de démocratie.

Que veut dire précaire ? J’en appelle au « Trésor de la Langue Française ». « Trésor » en effet dont je recommande à chacun la lecture, et pas même « cher trésor » puisqu’il est accessible gratuitement en ligne ; sa consultation régulière éviterait beaucoup de litiges et d’incompréhensions.

« Qui n’est octroyé, qui ne s’exerce que grâce à une concession, à une permission toujours révocable par celui qui l’a accordée. Avant (…) [Solon], la plupart des habitants de l’Attique étaient encore réduits à la possession précaire du sol et pouvaient même retomber dans la servitude personnelle (FUSTEL DE COUL., Cité antique, 1864, p.342). V. précarité ex.

1. … l’administration peut délivrer des autorisations précaires d’occupation et percevoir en échange des taxes spéciales (pour l’implantation de stations d’essence, d’étalages, de terrasses de café, etc.)…

Suivent bien d’autres exemples. Et un sens supplémentaire est proposé « par extension » : « dont on ne peut garantir la durée, la solidité et la stabilité ». J’ajoute : et le renouvellement.

Les sarcasmes, voire les injures, qui ont plu sur ma remarque confondaient pour la plupart l’instabilité dans le temps et la faiblesse des revenus, laquelle n’est pas contenue dans le mot. Oui, un mandat politique est précaire, mais beaucoup d’entre eux ne correspondent pas à une situation de pauvreté, encore que l’on puisse en discuter puisque nombreux sont les « petits » mandats locaux qui ne s’assortissent que d’indemnités très faibles, voire quasi nulles.

Et si, notre presse saisissait ces mots mal entendus comme des occasions de pédagogie. Je suis profondément convaincue que « s’entendre sur les mots » est une voie vers la compréhension réciproque et la fraternité.

Comments 4 comments

  1. 11/03/2016 at 17:49 Klaus Fuchs

    Littré: précaire: qui ne s’exerce que par permission, que par tolérance, avec dépendance. Qui n’est pas stable, pas durable. Un travail, une situation précaire.
    Le Petit Robert: précaire: dont l’avenir, la durée ne sont pas assurés.

  2. 12/03/2016 at 08:41 Jojo

    Mme DELAUNEY,
    Je suis très déçue de voir que vous persévérez dans votre discours et que vous le teintez de mauvaise fois.

    Vous n’avez pas dit qu’un mandat d’élu était précaire (ce qui est vrai) mais qu’il n’y pas pu précaire qu’un mandat d’élu (ce qui est faux).

    Même en mettant les revenus de coté, pensez vous réellement que les gens qui ont des contrat de 2 jours, d’1 semaine, voir d’1 mois, sont moins précaires que vous ?
    Vous avez une visibilité à 5 ans de votre avenir lors de votre prise de fonction, alors NON, votre mandat n’est pas plus précaire que quoique ce soit !

    En disant ces quelques mots, vous avez fait un « bras d’honneur » à tout les gens qui ont des contrats précaires ou qui les ont connus.
    A la violence dont vous vous victimisez, je vous dirais que c’est vous qui avez commencé ! (ce qui n’excuse rien)

    Pour finir, vous avez montré à quel point vous êtes éloignée de la réalité du quotidien pour beaucoup de français, signe qu’il est peut-être temps de laisser votre place.

    La démocratie, c’est également le renouvellement des élus.

  3. 12/03/2016 at 10:02 citoyen

    @ Jojo
    Voilà ce qui s’appelle de la mauvaise foi. Vous déformez les propos de Mme Delaunay (avec AY, pas EY, vous n’êtes même pas capable d’écrire correctement son nom) pour lui chercher des noises. Vous confondez un état par nature précaire car dépendant de la volonté des électeurs (comme d’un patron) d’un élu avec les situations des gens classés dorénavant par les sociologues sous le terme « précariat », à savoir des salariés avec un CDD, un stage et mal payés. Mme Delaunay (avec AY) parle des ELUS. Parmi ces élus il y en a ceux qui ont des mandats qui leur permettent sans difficultés de les exercer à côté de leur profession, ce qui est le cas pour la très grande majorité des élus locaux et territoriaux. Pour eux il n’y a pas le problème se posant pour d’autres élus dont la fonction est beaucoup plus lourde: les parlementaires et les membres des exécutifs des grandes collectivités, locales et régionales. Pour une partie il n’est pas possible de cumuler leur profession avec l’exercice de ce mandat, ils doivent se mettre en congé pour la durée de leur mandat. Ceci a été le cas pour Mme Delaunay qui élue député au mois de mai 2007 n’est plus retournée dans son service de dermato-cancérologie à l’hôpital. Pour la plupart de ceux qui l’ont fait comme elle, il se pose le gros problème du retour dans leur profession après la fin de leur mandat qui dépend naturellement des aléas de la politique, c-à-d de la volonté des électeurs. Absents pendant 5, 10 , 15 ans de leur profession, il leur est extrêmement difficile de s’y réintégrer. C’est comme pour un chômeur de longue durée.
    C’est de cela, de cette précarité que Mme Delaunay parle et cela ne supporte pas votre critique tirée par les cheveux et à côté de la plaque.

  4. 12/03/2016 at 13:16 Jojo

    @citoyen
    Je ne cherche des noises a personne. Je ne reviendrais pas sur le fond sur lequel vous faites preuve de mauvaise fois et sans aucun argument fondés.
    Je reste stupéfaite de la dissertation que vous faites à partir des 3 mots qu’a écrit votre élue.
    Si je peux me permettre, vous faites la même erreur en comparant les élus aux chômeurs ou travailleurs.
    Comment peut-on comparer le retour dans la vie active des parlementaires (qui sont en majeur partie trop vieux pour travailler) et le retour à l’emploi des chômeurs longue durée ?! C’est réellement déplacé !
    Concernant la faute sur le nom, je m’en excuse et je fais néanmoins moins de fautes d’orthographe que vous.

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