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Bamako est deux fois plus peuplée que l’agglomération de Bordeaux (1 million 200 000) et on l’entend déjà bruire et pétarader sous son couvercle de poussière chaude. Il est sept heures 30 ici. Des oiseaux plus grands que des merles, plus beaux, noirs comme eux avec une grande queue qui s’ouvre en éventail viennent jusque sous mes fenêtres. Le soleil est invisible, on ne le sent qu’à la chaleur de l’air qui monte en ce moment jusqu’à 35 et s’élève de jour en jour jusqu’à fin mai.

Les conférences commencent à 8 heures. Je ne regrette pas d’être là : elles sont toutes de haut niveau, pleine de leçons et d’échanges. Le rôle de la délégation française (une administratice de l’Assemblée et ma pomme) est d’interroger, de soutenir, de montrer que les problèmes sont à la fois les mêmes et d’un autre ordre. Ma mission va être de défendre les crédits au co-développement, tâche difficile en Sarkozie où on les diminue à l’occasion de chaque budget ; il est aussi de maintenir les liens, pour soutenir les progrès législatifs dans chaque pays d’année en année.

A tout à l’heure. Le chant d’un coq appelle au travail.

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