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Voulez-vous gagner des millions sans toucher aux niches fiscales, aux stock-options et pas davantage au bouclier fiscal ?

Jean-François Copée a non seulement répondu « oui » mais a aussitôt déposé sur la table de ses collègues députés majoritaires une proposition confondante : fiscaliser les indemnités journalières des accidentés du travail.

Que n’y avait-on pensé auparavant ?

En réalité, on y avait pensé mais on n’avait pas osé. Monsieur Copée lui même déclarait en 2005 : « Personne ne comprendrait que l’on engage la fiscalisation des victimes d’accidents du travail ». Depuis lors, Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République et, avec lui, tout est devenu possible.

Ce sont 150 millions d’euros que l’on peut ainsi récupérer sur le dos des accidentés du travail. Non seulement ceux-ci sont victimes de leur travail, non seulement ils sont péanalisés par l’accident, quelquefois même définitivement handicapés, non seulement encore ils ne sont indemnisés qu’à hauteur de 80% de leur salaire, mais ils auront désormais le droit de participer à combler l’emballement de la dette de la France.

Cet honneur n’est pas donné à tout le monde : les bénéficiaires de niches fiscales non sociales en sont privés, à l’égal des bénéficiaires de stock-options ou des gros patrimoines à l’abri du bouclier fiscal.

La justice fiscale, c’est comme les promesses, ça n’engage que ceux qui y croient. Pas en tout cas les anciens ministres du budget.

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