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Plusieurs commentateurs ont évoqué, à la suite de l’avant dernier billet de ce blog, la tribune d’Edgar Morin dans « le Monde ». Je l’ai lue ce matin, selon le détestable principe de la procrastination qui fait remettre à plus tard tout ce qui nous embête (en l’occurence, la fabrication de ma « lettre de la députée »). Avouons que j’ai trouvé dans cette tribune une bonne, très bonne raison de repousser à l’après-midi mes travaux.

Edgar Morin est né en 1921; voilà déjà un motif de réjouissance. Qui a vu un de ses interviews recents sait qu’il y a peu à craindre qu’une autre plume se soit substituée à la sienne : il est bel et bien en pleine maîtrise de son intelligence et, ce qui est plus remarquable, de sa vision de l’avenir.

Alain, ami régulier de ce blog, positionnait cette tribune en regard du texte de notre convention pour la rénovation, l’avenir et le progrès (ce n’est pas le titre, mais c’est du même genre). Je n’ai malheureusement rien d’autre à dire que mon plein accord à ce qu’il a exprimé.

Marc44 s’interrogeait quant à lui sur la possibilité de prendre en compte l’empathie, le souci de l’autre dans l’aptitude à certaines fonctions. Cela existe pourtant : compter comme des « points » ou des « unités de valeur » les engagements sociaux, humanitaires, voire même politiques (dans une stricte définition du mot) des candidats. Pour ma part, j’ai soutenu très fort cette option lors du débat sur le service civique à l’Assemblée : qu’il entre concrêtement dans le cursus de formation des jeunes et soit comptabilisé positivement.

La tribune d’Edgar Morin fait du bien. Elle pose la question de l’avenir du « Monde » (outre celui du monde sans majuscule). Que deviendrons-nous si ce quotidien ne demeure pas ce journal de journaliste, avec lequel nous ne sommes pas toujours en accord, mais sans lequel nous serions bien démunis ?

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