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Plus que jamais, alors que le drame haïtien nous fait une fois encore sentir le poids de notre vulnérabilité, les petits « coups » politiques apparaissent comme dérisoire et finalement assez méprisables.

Un débat Besson/Marine le Pen était inopportun. Invité par France 2 à y participer, Peillon devait imposer d’être l’interlocuteur du Ministre en tant que représentant du parti principal d’opposition et, s’il ne l’obtenait pas, expliquer ses raisons de n’y pas participer.

Mais ayant connaissance depuis deux semaines du déroulé de l’émission, ayant donné son accord et l’ayant confirmé le matin même, il était de son devoir personnel de s’y rendre, même si cela pouvait être considéré comme une erreur politique.

Tout au contraire, il a médité son « coup » et jugé -ce qui est vrai- qu’on parlerait davantage de lui s’il décommandait au dernier moment.

Mais en quels termes en parle-t-on ? Personne, à juste titre, n’est là pour louanger cette préméditation médiatique, personne pour cautionner cette outrance de demander la démission collective de la direction de France 2. Que n’a-t-il, dans la foulée, exigé un hara kiri collectif sous l’oeil des caméras ?

A un niveau différent, s’installant définitivement dans un rôle de guérillero local, Alain Juppé n’a pas fait mieux en convocant la presse pour l’installation d’une console Wii dans une résidence pour âgés que j’ai précédemment équipée de matériel informatique, à quelques heures et à quelques centaines de mêtres de notre réunion cantonale. Qu’on se comprenne bien: la médiocrité n’est pas de poursuivre la réalisation d’ un projet qui est de mon initiative, mais de le faire ce jour-là, avec cette jubilation du gosse qui réussit un mauvais coup. Qu’il fasse ce que j’ai proposé ne peut que me réjouir, mais pourquoi avec ce radical manque d’élégance ?

Notre pays a besoin de rigueur, de hiérarchisation des valeurs, de sens de la République. L’émotion, après la mort de Philippe Seguin, en est une démonstration supplémentaire. Nous sommes dans une overdose de coups médiatiques, de navigation à vue selon les sondages, d’égotisme et de manipulations. Pourquoi ces cerveaux, pourtant tous de bonne taille, ne le comprennent-ils pas ? Pourquoi ont-!ls perdu le sens commun en même temps que le sens de l’Etat ?

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