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L’article L2212-2 du Code Général des Collectivités publique commence ainsi : « La police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. »

Les missions de la police municipale sont des missions de police administrative relatives à la prévention et la proximité. Ils garantissent le maintien du bon ordre, de la tranquillité publique et participent à la lutte contre les incivilités de part leurs missions de sûreté. 

Ils remplissent aussi des missions de police judiciaire, de répression sous l’autorité d’un officier de police judiciaire et du procureur de la République.

 

Or, on observe de plus en plus, notamment depuis les attentats de janvier dernier et la dérive sécuritaire par laquelle certains maires se laissent tenter une évolution des missions des policiers municipaux de la tranquillité publique et de prévention vers la lutte contre la délinquance, vers des missions qui relèvent de la police nationale.

Comment en est-on arrivé à pouvoir justifier ce glissement et l’armement par des Taser d’agents de proximité et de sécurité publique ?

Je vous rappelle que durant le précédent quinquennat, 12 000 postes de policiers et gendarmes ont été supprimés et il est évident que ces manques au quotidien, sur le terrain, ont contraint les collectivités à se reposer sur leurs policiers municipaux pour assurer des missions de sécurité.

Depuis 2012, le Gouvernement agit pour combler ces lacunes et crée 500 postes de policiers et gendarmes par an. Ce nombre sera doublé l’an prochain.

 

Je comprends la nécessité de protéger nos agents municipaux dont le travail de proximité est unanimement reconnu. Ils contribuent au quotidien, à faire de notre ville une cité sûre et tranquille.

La presse a relayé votre demande d’équipement de Tasers au Préfet en reprenant notamment les propos de Jean-Louis DAVID : « une brigade de 25 personnes sera mise en place pour la lutte contre l’incivilité ».

En quoi la lutte contre les incivilités nécessite un armement au Taser ?

Les événements relatés pour justifier cet armement de caillassage des policiers municipaux par des jeunes alcoolisés au milieu de la foule ou de rixes à St Michel auraient-il été mieux maîtrisés grâce au Taser ?

 

Les deux polices, police nationale et municipale, doivent rester totalement distinctes. Bordeaux est une ville globalement paisible or, cette décision la stigmatise et la désigne comme une ville où la tranquillité n’est pas assurée.

Je vous demande de renoncer à cette demande *.

 

J’ai adressé à ce sujet un courrier au Ministre de l’Intérieur.

lett Cazeneuve

 

* demande refusée par le Maire

 

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