m

 

 

A l’invitation de Michèle Delaunay, les admirateurs du poète bordelais Jean de la Ville de Mirmont se sont réunis sur sa tombe cet après-midi

Michèle Delaunay a rappelé le destin de ce jeune poète décédé le 28 novembre 1914, enseveli par un obus sur le Chemin des Dames. Myope, il n’avait pu embarquer sur les bateaux du Port de Bordeaux qu’il aimait tant et était parti à Paris où il travaillait au sein d’un Ministère. Il développa une sincère amitié avec François Mauriac, qui rédigea la préface de son ouvrage « les Dimanches de Jean Dézert ». Dispensé de guerre, il souhaita néanmoins monter au front et y mourut il y a 100 ans, arraché à sa ville, à la France et à sa famille.

Plusieurs personnalités bordelaises se sont exprimées pour déclamer un poème ou exprimer leur attachement personnel à ce poète et son oeuvre. Nous avons ainsi pu écouter tour à tour l’écrivain Michel Suffran, le comédien Paul Bariou, l’adjoint à la Culture Fabien Robert, la député Sandrine Doucet, l’élu Pierre Hurmic mais aussi Karfa Diallo ou encore Yves Simone.

Un des moments forts de cette commémoration fut l’hommage rendu par son arrière-arrière petit-neuveu, Jérôme Moisset, qui lut une lettre envoyée depuis le Front par Jean de la Ville de Mirmont à sa soeur et filleule.

N’oublions pas cette « génération perdue », ces morts de la guerre, la mort par l’oubli étant aussi atroce que la mort physique.

Souhaitons que Bordeaux et les Bordelais n’oublient jamais l’oeuvre et le sacrifice de ce jeune poète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comments 1 commentaire

  1. 03/12/2014 at 03:58 Bouet Patrick

    La gargouille (poème qui me permet de citer un dessin de mon petit fils intitulé:Sarkozy pissant sur le peuple)

    Rondel

    Je suis une antique gargouille
    Logée au sommet d’un clocher.
    Je ne sais qui vint m’y percher…
    Mes souvenirs, le temps les brouille

    Sous moi; très bas, la foule grouille.
    De mon haut je la vois marcher…
    Je suis une antique gargouille
    Logée au sommet d’un clocher.

    Quand il pleut fort; j’aime à pencher
    Sur les gens que l’averse mouille
    Mon bec crochu. J’aime à cracher,
    Sur eux, mon eau pleine de rouille.
    Je suis une antique gargouille
    Logée au sommet d’un clocher

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suivi et Infogérance par Axeinformatique/Freepixel