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Le premier tour des élections départementales a placé l’alliance UMP-UDI-UC-MoDem en tête avec 29,4% des voix, le FN en obtient 25,19 %, moins que les sondages ne l’avaient prédis. Le PS et ses alliés ont rassemblé 21,85% des suffrages et le Front de Gauche 6,81%.

Les résultats sont moins mauvais qu’annoncé. La Gauche paie, indépendamment du vote sanction, sa trop grande dispersion au premier tour.

On nous annonçait un record d’abstention. Cependant, même si elle est toujours trop élevée et remet en question nos modes de gouvernance, elle n’a pas augmenté. Proche des 49 %, elle est nettement inférieure à celle des élections européennes de mai 2014 (57,5 %) et des cantonales de 2011 (55,7 %).

Depuis plusieurs années nous observons que les partis de Gouvernement sont à la traîne et sanctionnés dans les urnes lors des élections intermédiaires. En 2011 la Droite gouvernementale avait subi « une vague rose » et conservé seulement 39 départements. A titre de comparaison, le PS au 1er tour comptabilisait alors 24,94 % des votes et l’UMP 16,97 %.

Au lendemain de ce premier tour et comme à chacun des récents scrutins, la Droite se trouve divisée quant à la stratégie à adopter pour le second tour lorsqu’un candidat de Gauche se retrouve face au Front National. Nicolas Sarkozy a confirmé la stratégie du ni-ni mais d’autres ténors de l’UMP sont pour le front républicain. Le Parti socialiste, comme il le fait depuis 2002, a clairement appelé à « faire barrage » au Front National au second tour et à faire élire le candidat républicain de droite ou de gauche lorsqu’il se trouve seul face à l’extrême droite. Le PS, lorsque la gauche ne peut concourir a même appelé au désistement républicain et demandé la réciproque.

Le Gouvernement s’est fortement impliqué dans cette élection. Les trois ministres engagés dans ce scrutin sont tous arrivés en première position et s’opposeront à l’Union de la Droite (Patrick Kanner), au FN (André Vallini) et en triangulaire à l’UMP-UDI et le FN (Ségolène Neuville).

Plusieurs parlementaires socialistes se sont portés candidats et ont résisté à l’issue de ce premier tour comme Pascale Got en Gironde,  Philippe Martin, ancien ministre et président du Conseil général dans le Gers en binôme avec Gisèle Biemouret, Jean Glavany dans les Hautes-Pyrénées, Erwann Binet et André Vallini en Isère. Germinal Peiro en Dordogne qui a frôlé l’élection dès le 1er tour et Henri Emmanuelli, actuel président du Conseil général des Landes, qui a été élu dès dimanche.

Dans l’Essonne, Jérôme Guedj, actuel Président du Conseil général est arrivé en tête sur son canton. Les candidats socialistes et l’Union de la Gauche se maintiennent au second tour dans 17 cantons sur 21.

En Corrèze, département hautement symbolique, la  gauche garde une légère chance de conserver le département même si la droite arrive en tête dans 18 des 19 cantons. Le Maire PS de Tulle, Bernard Combes, proche de François Hollande passe à côté de l’élection au premier tour pour huit voix.

Certaines villes historiquement de Gauche ont passé cette épreuve avec succès à l’image de Nantes, preuve que Jean-Marc Ayrault a réussi sa succession municipale. Les électeurs ont rendu hommage aux candidats de cette ville remarquablement gérée par la Gauche et malgré des candidatures dissociées des écologistes et du Front de Gauche, le Parti socialiste est arrivé en tête dans tous les cantons.

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