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Atmosphère de Grand Soir dans l’hémicycle pour l’ouverture du débat sur la proposition de loi sur le travail du dimanche. Elle s’est, au passage, parée d’un nouveau titre « dérogations au repos dominical ». On saisit bien la nuance et l’intention.

Présentation du projet par son rédacteur, le député Maillé, dont j’apprends ce soir seulement qu’il est le député de « Plan-de-Campagne », l’ensemble commercial dont il s’agit de légaliser l’ouverture le dimanche hors de toute règle. Il explique sous les huées « que les femmes divorcées doivent pouvoir travailler le dimanche » (sic). Pourquoi les femmes et pas les hommes ? Pourquoi divorcées ? Les nombreuses femmes sur les bancs de la gauche manifestent à grand bruit. « S’il s’était tu, il serait resté philosophe ». Le député Maillé a manqué son entrée.

Une belle exclamation part de nos bancs « C’est une loi d’amnistie pour le temple des marchands ! ». Bien vu ..

Le Secrétaire d’Etat Luc Chatel fait un discours calamiteux autour du thême « aurons-nous le coeur d’empêcher les pauvres de pouvoir gagner plus en travaillant le dimanche ? ». Fond de pensée très XIXème siècle industriel, qui vient à son comble avec la proposition de donner la priorité le dimanche pour le travail des handicapés..

Jean-François Copé, président du groupe UMP, sent que ça ne va pas bien pour son camp et demande finalement que la séance soit suspendue. Ce qui fût.

Suite à demain. Pas question de baisser les bras sur ce texte emblématique d’un véritable choix de société.

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