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Quitte à atteindre un peu la légitime dignité d’une représentante du peuple, je vous livre une jolie histoire, que je tiens d’ailleurs d’une mienne amie, elle aussi représentante du même peuple, qui se dénoncera si elle le souhaite.

Trois trentenaires, anciens copains d’une école de commerce, se retrouvent dans un bistrot pour déjeuner. Un verre de vin, puis deux, les langues se délient et les voilà racontant leurs affaires.

– Moi, dit le premier, j’ai hérité de ma vieille mère une petite épicerie de village. Pas grand chose, mais le village a grandi. J’ai repris l’affaire, j’ai viré tous les bocaux de bonbons, tous ces vieux trucs qui rapportent rien. J’ai changé la déco, et bien aujourd’hui, je peux le dire, ça ressemble à quelque chose. C’est pas Carrefour bien sûr, mais c’est vraiment une belle petite épicerie !

Le second n’est pas en reste.
– Eh bien, moi, j’ai hérité de mon père un petite droguerie de quartier. Une petite boutique d’autrefois, plutôt moche. J’ai hésité mais j’ai repris l’affaire. J’ai viré les clous en vrac, tous les petits machins qui encombrent et qui rapportent rien, pour des outils modernes, du plastique de couleur. J’ai changé la déco, l’éclairage… Eh bien, aujourd’hui, c’est pas Castorama bien sûr, mais on peut le dire : c’est une belle petite droguerie !

Le troisième hésite. Et finalement se lance…
– Moi, à vrai dire, j’ai hérité de mon grand père, un homme un peu leste, une maison close. Vous imaginez… J’ai hésité et puis j’ai franchi le pas. J’ai viré les filles qui étaient carrément au bout du rouleau, j’ai changé la déco, mis une sono, des films, des lumières..
Eh bien, aujourd’hui je peux le dire : c’est pas le PS, mais c’est quand même un joli petit b… !

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