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Je renoue avec une tradition paternelle : écrire dans le train. Lui y a écrit la quasi-totalité de ses quatorze livres, moi j’essaye de déposer deux ou trois lignes sur le blog. En vérité, la technique ne s’est pas simplifiée. Mon père sortait ses petits cahiers de son gros cartable, moi j’essaye depuis un long moment de me connecter grâce à mon wanadoo volant, qui a jusqu’à maintenant refusé de répondre à mes sollicitations de moins en moins amicales. Autour de moi, ce ne sont qu’ordinateurs et gros dossiers. La parité est très loing d’être respectée et je perçois dans les rangs, à une seule exception près, que des chevelures masculines.

Remarques passionnantes, j’en conviens, mais qui sont loin de justifier fût-ce quelques lignes. On me pardonnera j’espère ce petit bla-bla rien disant, qui ressemble à ce qu’on écoute dans les téléphones portables « ça va ? Ca va ! Je suis à l’aéroport et je vais monter dans l’avion… ». Je pèche moi aussi par excès de moyens de communications. Promis j’essaierai d’être plus substantielle lors de ma prochaine visite. Ce sera tout à l’heure à l’assemblée où nous affrontons le « paquet fiscal » qui coûtera au pays entre 11 et 13 milliards d’euros, sans retombées économiques prévisibles.

Les Allemands manifestent déjà leur mécontentement contre ces entorses au pacte de stabilité européen. Mme Merkel a émis hier des « réserves » contre la politique que Sarkozy est allé exposer lors de la réunion des ministres des finances européens. Je crois qu’on ne pourra pas longtemps amuser la galerie par des nominations et des débauchages : la réalité des mesures va s’imposer très vite.

Comments 4 comments

  1. 10/07/2007 at 12:03 M.V.

    Tant mieux! Et le plus vite possible!

  2. 10/07/2007 at 21:24 citation

    Ecrire dans ce train où l’un mange, l’autre dort, le troisième bâille, les deux autres pérorent n’admettant rien et tranchant de tout, ce n’est ni de la singularité, ni de l’héroïsme.
    C’est de l’irrévérence.
    C’est chercher une preuve contre l’inexistence de l’homme.
    Le miracle serait de la trouver.

    premières lignes du " Miroir d’étain" par Gabriel Delaunay, 1967

  3. 11/07/2007 at 11:15 Jean-François

    La politique deveint-elle uniquement un cirque médiatique dont Sarko serait le clown blanc ??? J’ai regardé sur BFM sa conférence de presse en direct. Certes le style est nouveau mais nous tombons dans du grand n’importe quoi. L’Eurogroupe a une importance capitale dans la politique monétaire. Et là tout le monde semble accepter qu’une nouvelle fois la France passe outre tous les critères mis en place dans le Pacte Européen. Comment allons nous pouvoir faire valoir nos droits sur la scène européenne si nous même n’en respectons pas les règles pour des promesse électorales démagogiques et qui n’auront aucun impact sur le pouvoir d’achat des français de la base ?

  4. 11/07/2007 at 18:49 Nelbordeaux

    Toujours sur le même thême comment se fait il que personne ne s’étonne que pour la premiere fois, c’est un chef d’état qui se présente à l’eurogroupe certe accompagné de sa ministre des finances ? La seul fois ou cela c’est produit depuis sa création, c’etait Sivio Berlusconi alors chef du gouvernement italien qui était venu mais son ministre des finances avait demissionné et n’était pas remplacé !
    Peut être que l’acceptation des uns s’explique par la présence imposante (en tant que rang protocolaire) d’un autre ? Mais ce qui est a constaté c’est que notre Président s’occupe de tout et en France, nous avons un gouvernement sous tutelle

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