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Je milite, depuis ma précédente campagne législative en 2004, pour une réglementation contraignante des produits (trop) gras et sucrés à la télévision. Dans un objectif de « santé durable » qui n’est que trop évident, mais au passage aussi parce que ce sont en règle des produits à valeur ajoutée démesurée qui grèvent les budgets les plus modestes. Quand je vois vendre une petite barre de Mars, ou produit équivalent, entre 1 et 2 euros, tout simplement ça me fait râler ! Il n’est que trop évident que les parents (nous tous) ont du mal à dire « non! » quand les enfants les réclament au sortir de l’école, en prenant le train…

Une enquête menée par l’UFC-Que Choisir montre, avant même qu’ils soient mis en vigueur, l’insuffisance des messages de prévention nutritionnelle que comporteront les publicitéés pour les produits gras et sucrés, et les sodas divers. Devant un public « représentatif », selon la formule consacrée, des publicités télévisées comportant la mention « pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » ont été présentées avant que ce public soit interrogé.

Les résultats sont concluants : une personne sur deux n’a pas vu le message, et ceux qui l’ont vu pensent, pour deux tiers d’entre eux, que cela signifie que « le produit est équilibré » et qu’il contribue à une alimentation ni trop grasse, ni trop sucrée, ni trop salée. Pire encore, ce sont les personnes issues des catégories socio-professionnelles les plus défavorisées (celles qui sont les plus concernées par l’épidémie d’obésité) qui, soit négligent, soit interprètent le message le plus souvnetau contraire de son sens.

Cette démonstration n’était d’ailleurs pas à faire : les paquets de cigarette ont très longtemps comporté un message « fumer nuit gravement à votre santé », sans le moindre effet. En le constatant après de nombreuses années, on est passé au niveau supérieur en imposant « FUMER TUE », en lettres cinq fois plus grandes !

Les barres Mars, les pizzas et les patisseries industrielles ne tuent pas, du moins à court terme. Il faut, s’il l’on veut être efficace, tout simplement en en limiter la publicité : pas plus de 5 ou 10% du temps de publicité, quelle que soit la chaine, et jamais entre des émissions destinées aux enfants. Une fois encore, si l’on ne prend pas une mesure aussi simple, c’est parce que les intérets financiers qui sont en jeu sont trop importants.

Dans le même ordre d’idée, je viens d’être clouée de tristesse devant une page entière du Monde (ce jour, 1er mars). Une publicité pour les téléviseurs Hitachi ; l’image de deux enfants (environ six et deux ans), scotchés devant l’écran, fascinés, heureux, véhiculant l’idée – que la télé fait le bonheur des enfants – qu’ils sont (enfin !) sages quand ils la regardent et que les parents peuvent aller en paix…

A quand, à quand enfin, un CSA qui comprenne sa formidable responsabilité et qui ait envie de l’exercer ?

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