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Un nouveau mois, un nouveau pas vers le printemps. Partout, en ville des signes avant-coureurs : petites feuilles des micocouliers déjà entrain de se desserrer cours d’Albret, tulipiers du japon dans les cours latérales de l’hôpital Saint-André, et sur chaque branche des bourgeons anonymes qui déforment leurs fines extrémités comme des rhumatismes.

Dans mon jardin, quelques uns de ces « daffodils » (les simples jonquilles) qui ont inspiré le plus célèbre poème anglais que tous les lycéens ont du traduire et apprendre :

 »I wandered lonely as a cloud
‘When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils
(…)

A poet could’nt but be gay,
In such a jocund company
(…)

Deux cents ans ont passé depuis qu’a été écrit « the daffodils ». Ils ne poussent plus librement par champs entiers, au moins dans la campagne française, mais mon humeur demeure aussi fragile devant ces signes colorés du printemps. Facile à réjouir quand ils apparaissent, facile à assombrir quand ils s’éloignent et que les jours diminuent.

Ce printemps qui vient est chargé d’autres signes. Nous entrons non seulement dans une nouvelle saison mais dans une nouvelle monde et nos votes peuvent lui donner des directions bien différentes

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