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Je suis catastrophée par le principe de l’émission à laquelle vient d’être affrontée Ségolène Royal. Cette suite de questions ânonnées, interrompues par un Patrick Poivre d’Arvor lugubre dès qu’ elles n’étaient pas énoncées assez vite, empilées, passant du coq à l’âne et à la basse cour entière dans le plus grand désordre, à laquelle il fallait répondre en hâte, obligatoirement de manière incomplète et convenue, tout cela dans un décor rouge, agressif, résumant toute la violence de l’éxercice…

Est-ce cela le débat politique ? Une suite de pièges, de questions empilées, qui chacune mériterait discussion, explication, réflexion, et qui du fait de ce empilement ne sont plus que des questions convenues, des titres de journaux à grand tirage (les OGM, l’euthanasie…Il n’y a guère que le mariage homosexuele qui ait échappé à l’inventaire). Je ne veux pas céder à l’immédiateté qui nous est imposée par un commentaire hâtif. J’ai dû m’éloigner du poste pour, au moins, n’avoir plus que le son et pouvoir me concentrer sur ce que j’entendais. Ma détestation de la télévision et de sa dérive en est renforcée pour les vingt prochaines années .

Je revenais ce soir d’une suite de rencontre de terrain cours Victor Hugo. Pas un échange qui n’ait eu son intérêt, pas un problème qui n’ait eu un sens. Pourtant des rencontres courtes, mais dans la vérité d’un échange direct. Et maintenant, ce travesti de débat.

Nous marchons sur la tête, la politique ne se fait pas où elle doit se faire. Sans doute attend-t-on déjà les sondages, les commentaires, les petites phrases… Je suis malade de cette déviance de ce qui est pourtant si essentiel : nos choix de sociétés, la manière dont nous voulons que notre pays entre dans ce monde bousculé et violent.

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