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La part faite par les media aux difficultés des campagnes de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy est lourdement inéquitable . Un bœuf ici, un œuf là ! Qu’aurait-on entendu si le groupe des économistes de Ségolène lui avait imposé de revoir sa copie dans les termes où l’on fait Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez et Christian Blanc pour les promesses du candidat de l’UMP.

Sarkozy a promis de baisser de quatre points les prélèvements obligatoires. « Impossible ! », ont dit les « budgétaires ». « On peut espérer baisser d’un point d’ici la fin de la mandature… » ont-ils ajouté dubitativement. Tout le monde sait que quand on dit « on peut espérer », c’est que justement on n’a guère de chance d’obtenir…

Imaginez que François Hollande ait avancé « Non, ce qu’a dit Ségolène doit être revu au quart des chiffres indiqués… ». Les tonnerres médiatiques se seraient déchaînés. Dans le cas de Sarkozy, on a seulement indiqué une « révision des promesses du candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage ». Tout est dans la formulation. On révise mais… c’est pour qu’il soit plus fidèle à sa parole ! Cela me fait irrésistiblement penser à Alain Juppé et à son retour anticipé à la mairie. « Je tiens ma parole… ». Quelle parole ? Il avait seulement dit « Adichats » à la fin d’une réunion, mais aucunement parlé d’anticipation ».

Même chose pour le « bouclier fiscal », remis aux calendes grecques, par les trois « budgétaires ». Même chose pour les droits de succession.. « On verra… » . S’il s’était agi de Ségolène, on aurait dit « quelle incompétence, vous voyez, elle ne sait même pas la durée de la mandature…

Ne nous laissons pas abuser. L’apprentissage de l’esprit critique devrait être inscrit dans les savoirs fondamentaux de l’école.

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