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Même si l’interdiction du cumul dans le temps au delà de 3 mandats successifs identiques a piteusement disparu -en même temps que Bayrou- de la loi « confiance et modernisation de la vie publique », il est curieux que cet interdit ne soit pas un instant évoqué dans le grand papier de @sudouest consacré ce jour à une possible nouvelle candidature d’Alain Juppé à Bordeaux en 2020.

Premier mandat en 95 : en 2020, aura donc accompli 24 ans de mandat. Non, je ne fais pas d’erreur de calcul : il a été un an éloigné de Bordeaux pour inéligibilité, ce qui a valu aux Bordelais une élection municipale supplémentaire (2006) à l’occasion de laquelle Juppé a d’ailleurs promis qu’il serait l’homme du mandat unique.

L’opinion publique est très majoritairement favorable à ce non cumul dans le temps, machine à fabriquer des potentats locaux inamovibles. Cela Alain Juppé lui même ne peut l’ignorer. Qu’il ne « s’exprime pas avant 2019 » est de bonne guerre : si c’est oui, tous les aspirants vont faire grise mine, si c’est non, Juppé lui même comptera moins et dans ses rangs les « conspirants » feront rage.

Mais de quelle élection s’agit-il ? de l’élection municipale ? de l’élection à la tête de la métropole, laquelle gagne chaque jour en importance ? La messe n’est pas dite de ce point de vue non plus. Comme Emmanuel Macron a fait disparaitre le non cumul dans le temps, il peut faire apparaitre l’élection au suffrage universel des Conseillers métropolitains ..

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