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Lors de la séance des questions d’actualité, cet après-midi dans l’hémicycle, l’étrange et tragique défense de Martin Hirsch en face de la question du « bouclier fiscal ».

Nous débattons en ce moment à l’Assemblée du financement du RSA. Une des exigences, conditionnelle, du groupe socialiste pour voter en faveur du dispositif est que personne ne soit exclu de son financement. Autrement dit : qu’il ne repose pas seulement sur la taxe de 1,1% sur les revenus de l’épargne, mais que les plus gros patrimoines, ceux que protége le « bouclier fiscal », participent également.

Le Président de notre groupe SRC, Jean Marc Ayrault, ayant, dans une intervention de la semaine passée, évoqué la possibilité que Noël Forgeard, parti en avril 2007 avec un parachute en platine massif de 8,4 millions d’euros, ne contribue pas au financement du RSA, Martin Hirsch a convoqué dans son bureau le dénommé Forgeard pour en avoir le coeur net.

Eh, bien, nous voilà tranquilles : Noël Forgeard, avec son pactole, n’est imposé qu’à 47,5% de ses revenus. Il est donc en deça du bouclier fiscal (50% des revenus) et contribuera donc, pour quelques fifrelins, au financement du RSA !

Martin Hirsch, avec son désarmant sourire, ne s’est pas rendu compte qu’il aggravait, O combien, notre raisonnement ! Si Noël Forgeard n’est pas assujeti à un impôt de plus de 50%, on peut aisément imaginer le montant des patrimoines qui bénéficie du fameux bouclier.

L’objet du débat était, dans cette période de crise suraigüe, de conditionner notre approbation, et cette « unité nationale » que le gouvernement réclame sans s’en donner les moyens, au retour à un impôt maximal fixé à 60% des revenus (ce qui était la situation avant le vote, il y a 15 mois, du « bouclier » à 50%).

Cette décision, au regard des efforts et des sacrifices qui vont être demandés aux classes moyennes ou modestes, serait plus symbolique que véritablement lourde à porter pour les très hauts patrimoines concernés.

La politique rend bête, fait perdre la mesure ordinaire, obscurcit le sens commun. Nous sommes tous restés abasourdis de la démonstration du Haut Commissaire et de son gouvernement.

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