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La crise des marchés pose en des termes complètement nouveaux deux mesures, prises ou programmées, du gouvernement.

– La première est celle de l’ouverture au marché du capital de la Poste. Qui oserait aujourd’hui prétendre que c’est le moyen souverain pour « recapitaliser » la Poste et lui permettre d’être compétitive vis à vis de ses concurrentes européennes ? C’est un des aspects majeurs de cette crise : elle bouscule jusqu’aux dogmes du capitalisme. Mon collègue et ami Philippe Plisson me disait sur la route (un peu longuette) qui nous menait vers l’Assemblée « On a voulu nous faire croire que le libéralisme était comme le cholestérol : il y en aurait un bon et un mauvais . La crise démontre aujourd’hui qu’il n’y en a qu’un et qu’il se plante ! ».

– la deuxième concerne l’ouverture à toutes les banques du livret A et l’incroyable proposition de Nicolas Sarkozy d’en vider les tiroirs pour renflouer les banques en péril. Pour mémoire, le livret A, c’est le financement du logement social. Dans la double crise financière et immobilière que nous vivons, il faut au contraire sanctuariser le capital du livret A pour qu’il ne soit pas tari par son ouverture à l’ensemble des organismes bancaires.

Dans toutes les mesures proposées, soyons très attentifs à ce qui est défense des épargnants (par ex les mesures prises indépendamment par l’Irlande) et soutien des actionnaires. Le premier risquant de servir de couverture au second.

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