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J’ai promis d’essayer chaque jour de réfléchir sur ce que doit être notre ambition pour la gauche, et surtout sur les moyens d’y satisfaire. Il est tout proche de minuit, je rentre d’une réunion très cordiale où nous avons en effet débattu autour de ce problème.

Je reviens sur deux mots lancés par Bertrand B. : visible et lisible. (cf billets précédents)

Il ajoutait : j’en ai assez de n’entendre parler dans les media que des problèmes internes au PS. Moi aussi. Donc n’y prêtons jamais la main en alimentant la chronique de ces disputes mais surtout portons une autre matière à la connaissance du public.

Cette matière existe. Dans chacune de nos réunions, des idées se font jour, des interventions apportent des éclairages ou des propositions. Seulement elles sont comme sable entre les doigts, personne n’en retient la substantifique moelle sous la forme ne serait-ce que de quelques lignes que nous pourrons nous transmettre, garder en mémoire ou au moins en archives, et si elles valent le coup, communiquer à la presse.

Visible, ce n’est pas que cela : est-ce que nous ne devrions pas plus souvent être à l’initiative d’actions concrêtes : échanges avec des étudiants ou des membres du PS de pays où les conditions de vie sont moins favorables que les nôtres, actions que l’on qualifie d’humanitaires (nos MJS l’ont fait)… Bien d’autres idées sont possibles. Nous en réalisons en réalité, telles que dernièrement les parrainages républicains de jeunes gens sous menace d’expulsion. Voilà encore un sujet qui méritera un billet et un forum.

Lisible : cela est un mot, paradoxalement, déjà moins simple. « Lisible » veut dire que notre message soit compris, perçu, transmis. Il doit être pour cela, non pas simple, mais pédagogique. Et souvent être assimilé à une seule personne. Je vais prendre un exemple qui parait n’avoir rien à faire ici : pour qu’un enfant d’un couple bi-national parle les deux langues des parents maternellement, il faut que ce soit le même parent qui lui parle chaque langue. Nous grandissons.. mais la base reste assez semblable : nul ne peut, pour être crédible, être expert en tout ; dix personnes qui représentent une pensée ne la multiplient pas dans le public, mais la divisent. Qu’on veuille bien y réfléchir.

Au total : nous devons être davantage présents, sur des idées bien clairement établies, portées non moins clairement, et bien souvent répétées. Nous exprimer régulièrement, de manière condensée, faire la synthèse de ce qui a été dominant dans un débat, mais aussi dans nos têtes sur chaque sujet.

Une mise à jour de la gauche à Bordeaux, doublée d’une mise au jour de sa réflexion et de son action.

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