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Non, il ne s’agit pas d’écriture inclusive -ou pas- mais d’un simple commentaire après l’écoute des informations de 13 heures sur FranceInfo. La disproportion m’a choquée entre la place donnée à l’arrivée du footballeur Messi à l’aéroport de Paris et « le Messie » qui a inspiré le père Olivier Maire lorsqu’il a accueilli son futur assassin m tout en le sachant suspect et malade mental. J’en conviens : le jeu de mot est à la fois faible et facile..

Pour le premier, la majeure partie du journal d’informations, pour le second, le bref rappel du crime et ce commentaire lapidaire « il devrait y avoir une messe sur les lieux ».

La sobriété des commentaires de ce drame abject ne manque pas d’interroger. Le propos d’Emmanuel Macron lui-même a été succinct. Nulle annonce d’un hommage national, pas d’avantage d’une minute de silence, bref, « passons à autre chose » était le noyau du propos.

Interrogeant aussi, l’absence de tout détail sur les circonstances du meurtre. En général, en trouvant un corps, on sait au premier coup d’oeil s’il a été tué par arme blanche ou par balles, assommé, roué de coups et, au moindre doute, une autopsie fait la preuve des faits.

Est-ce le contexte religieux qui tient les politiques à distance ? Il en allait de même s’agissant Samuel Paty , une religion était en cause mais elle guidait le meurtrier et non la victime. Identiques par contre, la personnalité des victimes : les deux étaient ce que j’ose appeler des hommes « majuscules », soucieux d’accomplir leur mission et assassinés pour cela.

Pour ma part, je considère que la puissance symbolique et morale des deux crimes est également forte et ceci pour la raison exprimée plus haut : les deux victimes accomplissaient leur mission humaine et rien que cela.

Je plaide, de mon petit strapontin médiatique, pour qu’une cérémonie nationale ait lieu. Que l’inspiration de ce prêtre ait été religieuse est probable et j’imagine que l’on redoute « en haut lieu » qu’un lien puisse être fait entre les assassins des journalistes de Charlie Hebdo, par des religieux fanatiques qui ne concevaient pas que l’on pût caricaturer le Prophète. Il n’est pas certain que ce soit le cas du meurtrier du père Olivier, dont on sait qu’il était mentalement fragile.

La différence, ô combien fondamentale, est que le père Olivier (il l’a démontré par son accueil fraternel) n’avait aucun rejet d’aucune religion qui ne fût pas la sienne. Pas d’avantage la communauté auquel il appartenait. Ce crime ne concerne pas que les Chrétiens, mais l’ensemble des Français sans exception, et c’est à ce titre que doit s’exprimer leur plus haut représentant.

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