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Retour comme à peu près chaque été au « Bloc notes » de Mauriac*, hélas dans une édition de poche où la petite taille des caractères fait de la densité du texte une peine. Dans les années 65-67, il parle déjà souvent de la vieillesse mais toujours aussi du curieux dialogue entre écriture et politique :  » Je prendrai la politique et je la baptiserai littérature, elle le deviendra aussitôt »..

Heureux homme, non, mais d’une densité de pensée, même dans ses écrits journalistiques, que je ne crois atteinte aujourd’hui par personne. L’époque y est-elle pour quelque chose ? Sans doute : pas de querelle philosophique, ni littéraire dont j’ai la moindre connaissance. Pas non plus de querelle politique que l’on puisse baptiser de « littéraire » malgré quelques tentatives du Président de la République.

Post Scriptum. La technique, elle aussi, y est pour quelque chose. Voulant écrire directement dans ce blog, lui même d’une actualité dépassée, j’ai perdu en chemin la fluidité qu’aurait eu le stylo et le papier. Les manoeuvres, même minimes, coupent le fil et quelquefois le texte lui même. Un ultime paragraphe l’a expérimenté à ses dépens. Et pourtant je continue à faire semblant d’être un digital native…

  • Publié alors régulièrement dans « le Figaro Littéraire »

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