m

Le « péril gris » qui fait aujourd’hui la couverture du magazine « L’Express » est 2 fois discutable et 2 fois raciste, envers la chance que constitue la longévité et avec son relent de « péril jaune.

D’autant plus discutable que cette couverture de L’Express ne correspond que partiellement au contenu du dossier. Preuve une fois de plus qu’il est plus facile -et surtout plus rentable en termes de vente- de faire peur que de faire envie. Pourquoi vouloir transformer le plus beau cadeau qui jamais fait à ‘humanité, la longévité, en un péril ou en un risque. Alors qu’il est possible, du fait du meilleur état des âgés, d’en faire une révolution sociale incroyablement positive.

D’ores et déjà, les âgés, retraités ou pas, sont la colonne vertébrale de notre cohésion sociale. Au sein des familles, des associations, des municipalités et même dans les entreprises où les Américains ont compris que leur expérience et leur fiabilité était un atout … d’innovation.

Le poison de ce titre racoleur est de le voir s’insinuer dans l’esprit des plus jeunes et de remettre sur le devant de la scène « la guerre des générations ». Plus encore de faire que le grand âge soit vécu comme un poids insurmontable avec comme conséquence des campagnes pour l’arrêt de tout traitement après 85 ans et/ou pour l’euthanasie des malades d’Alzheimer. Je parle trop crûment ? Non, tout au contraire : c’est d’ores et déjà le cas en Belgique où la loi permet l’euthanasie avec comme conséquence que ce sont ces malades très âgés qui en sont les « bénéficiaires ».

Est-ce le monde que nous voulons ? Ou le contraire : valoriser le rôle et la place des âgés dans la société pour qu’elle devienne plus participative, plus sobre et plus solidaire .

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suivi et Infogérance par Axeinformatique/Freepixel