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« Un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle », dit le sage. Eh, bien ce soir, c’est un jeune vieillard, plein d’énergie et de fougue qui est reparti pour un long chemin… La  » bibliothèque franco-allemande » est née, dans le beau sillage du Goethe Institut, de l’Université Michel Montaigne, du Conseil Régional, de la ville de Bordeaux et du Conseil Général.

C’est le Conseil Général que je représentais ce soir pour un moment heureux. Beaucoup de Bordelais ont craint -et moi avec eux- que la belle histoire du Goethe Institut à Bordeaux s’arrête. Le gouvernement allemand a redistribué et élargi ses cartes culturelles à la Chine, à l’Inde et à l’Est de l’Europe. La bibliothèque du « Goethe » de Bordeaux a été menacée de fermeture et de liquidation.

Aujourd’hui elle renaît. Toutes les énergies qui ont été nécessaires étaient ce soir réunies. Nous étions trois dames pour dire notre plaisir que nos collectivités se soient rassemblées autour de l’Université pour réussir ce beau coup (Anne Castanet, Anne Marie Cocula et moi).

C’était sympa, chaleureux, sans réserves. Un ami a fait remarquer que c’est un Allemand qui a fait entrer Bordeaux au patrimoine poétique de l’humanité :

« Souffle le vent du nord-est,
mon préféré entre les vents
car il promet ardente inspiration
et aux marins bonne traversée

 »Va donc maintenant et salue
la belle Garonne
et les jardins de Bordeaux
Là bas, où sur la rive escarpée
S’éloigne le sentier, où dans le fleuve
Profond tombe le ruisseau, mais au dessous
Veille aux lointains un noble couple
De Chênes et de peupliers argentés.. »

Ce jeune vieillard qui ne mourra jamais s’appelait ce soir Hölderlin…

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