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Ouverture de la séance, avec une demi-heure de retard, ce qui est relativement raisonnable.

Jean-Christophe Cambadélis, directeur de cette calamiteuse campagne, ouvre la séance. Avec une élégance particulière « perdre une élection quand on est directeur de campagne, ce n’est pas agréable, François Rebsamen sait cela ».
Et de un.

Explication de l’abstentionisme : l’Europe n’était pas au rendez-vous ; nous ne sommes pas tombés d’accord sur une candidature commune et nous n’avons pas été servis par le fait que certains de nos camarades se soient déclarés pour Barroso.

« Je crois que cette défaite, elle vient de loin. Notre réflexe de faire appel au vote utile s’est tari. On peut dire beaucoup sur la campagne (en effet !), mais le problème est plus fondamental. Le parti socialiste a perdu la bataille de l’attrait ».

« Ce n’est pas notre division qui explique la défaite, ce n’est pas les difficultés de l’identité, ce n’est pas la campagne, ce n’est pas la difficulté de planter le drapeau pour réunir la gauche autour de nous, ce sont tous ces éléments ensemble ».

Très brève intervention, très maigres applaudissements et entrée de Martine Aubry.

« Est on capable de retrouver ce que nous avons perdu ». « Ce que nous avons vécu dimanche, peut-être fallait-il cela pour que nous soyons à la hauteur ».

Nous sommes ensemble pour regarder les résultats de dimanche. Rien ne servirait d’en relativiser l’importance. Rien ne servirait de chercher des circonstances extérieures. Ce qui va continuer à se faire demain, c’est le détricotage de tant d’années de combats ouvriers… ».

– Crise de la construction européenne. 26 millions de Français ne se sont pas rendus aux urnes car ils ne croient pas que l’Europe peut changer leur vie.

La responsabilité de la droite est forte, cette droite qui dirige dans 19 pays européens a éloigné l’Europe des peuples. Eh bien les peuples se sont éloignés de l’Europe.

Comment se fait il que cette droite ne défende pas le programme libéral qu’elle a signé. Demain ce sera la santé publique.

– Crise de la social démocratie aussi. Partout la social démocratie a perdu cette élection. 160 députés, la SD a perdu 55 députés. Allemagne, Italie, Espagne, partout le PPE est en tête. Ceux qui étaient censés porter la social démocratie ont pris de la distance par rapport à ses valeurs.

pourquoi les Français n’ont pas voulu nous entendre : -nos pratiques internes, la perte de l’envie de travailler ensemble -nous n’avons pas su renouveler la façon de choisir nos candidats -nous n’avons pas parlé assez d’Europe

mais le vrai sujet est que nous ne sommes plus crédibles comme nous l’étions auparavant.

Nous devons aller ensemble à l’essentiel. Le prochain enjeu ce sont les régionales mais il ne faut pas céder à la tentation de se replier sur nos territoires.

Ce que je vous propose aujourd’hui c’est de reconduire avec vous la refondation de notre parti. Nous ne sortirons pas de cette situation par un replatrage : il faut des idées, un comportement, des discussions avec la gauche.

Refonder nos idées
-remettre en valeur les idées qui sont les nôtres
– la crise nous aide à nous retrouver sur une ligne politique. Personne ne souhaite cette société de la loi du plus fort, du débrouillez vous et tachez de vous accrocher. La vraie question est d’inventer les réponses à la crise d’aujourd’hui

nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de nous ouvrir aux Français. Il y a urgence et obligation à entendre ce qui vient de toute part. il faut donner la parole aux Français. C’est un dialogue que nous devons lancer avec les Français dès le mois de septembre.

il faut réfléchir non pas à un n ième diagnostic, mais aux portes d’entrée dans l’avenir.

Je proposerai que nous soyons en capacité de lancer ce débat avec les Français. Voilà une démarche que nous devons porter avec l’ensemble des partis de gauche.

Nous devons refonder la gauche. L’écologie n’entrera en pratique que si la gauche est au pouvoir.

Il nous faut enfin construire une maison commune de la gauche. Nous irons discuter avec la volonté de dire « c’est un projet commun que nous préparons avec les Français ». C’est dans ce cadre-là qu’il faut envisager les primaires et le choix de notre candidat aux présidentielles.

L’ouverture de notre parti doit se faire sur la gauche mais il ne faut pas négliger la gauche européenne et le PSE. Il faut être dedans.

Non, il ne faut pas faire un accord technique pour sauver quelques places et soutenir Barroso. Pour nous, c’est non. La vérité en politique, c’est toujours une extrème nécessité.

Nous avons déserté l’internationale socialiste. Beaucoup de pays ont besoin de nous, parce que dans ces pays la France représente une force. Ségolène Royal a souhaité être notre réprésentante à l’Internationale socialiste et je vous propose de lui confier cette mission.

Troisième refondation, celle de notre parti. Et si chacun se levait ce matin en disant « qu’est ce que je peux apporter au parti et non pas qu’est ce que le parti peut m’apporter ».

Le parti socialiste n’est pas une collection de professions libérales, cherchant une place pour son copain ou pour soi même ».

Il faut changer radicalement de comportements. Un parti n’est pas une collection d’affidés. Il faut arrêter les petites phrases qui nous discréditent ».

Partons ce soir avec l’envie de retrouver l’essentiel. Je ne supporte plus le courrier des camarades qui dénoncent les autres.

Je souhaite mettre en place une gouvernance resserée où nous pouvons tout nous dire.

Inventer une nouvelle forme de militance. Il faut mettre en place une université permanente. Nous allons travailler à mettre en place les nouvelles technologies pour débattre entre nous.

Je vais en terminer en espérant pouvoir annoncer les éléments de cette nouvelle gouvernance. Je l’ai proposé à plusieurs d’entre vous, naturellement, directement, leur exprimant ce que je crois nécessaire au parti de leur part.

Nous allons revoir l’organisation de la Rochelle; dès le lendemain, être prêts à lancer ce grand débat avec les Français. Nous avons six mois pour changer de cap.

Nous devons définir un projet commun pour les régionales que chacun des présidents socialistes adaptera et complétera.

Nous devons dénoncer mais ce qu’attendent les Français, c’est un message positif.

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