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La « grande guerre » vient de basculer d’un coup dans l’Histoire avec un grand, gros et lourd H, cet après midi. Le seul témoin qui en restait, Lazare Ponticelli, vient en effet de mourir à l’âge honorable de 110 ans.

Cette mort vient très peu après quelques décès de poilus, traqués, épiés, pour savoir qui, en effet, serait le dernier. Cela m’a choqué au cours de ces derniers mois et je l’ai exprimé dans ce blog.

Mais cette fois est malheureusement la dernière. La définition de ce que l’on appelle « histoire contemporaine », et même celle du mot « contemporain » est la suivante: est contemporain ce dont peuvent témoigner des personnes vivantes.

La Grande Guerre, dont j’ai tant entendu parler et dont j’ai essayé d’apprendre un peu plus que le minimum, vient de basculer hors du monde contemporain.

Je pense aux grands cimetières de la Marne, je pense à un de mes grands-pères qui n’a jamais eu de tombe puisqu’il ne restait rien de lui après le ravage d’obus tombés sur son régiment. Il viennent de tomber dans l’histoire sans fond, celle qui, au plus loin, se confond au mythe et au mystère.

Et bientôt, moi aussi, qui me souviens de leur histoire, basculerai hors du monde contemporain.

Comments 17 comments

  1. 12/03/2008 at 17:41 Eric

    Avez vous utilisé le nom de Lazare en référence à celui qui est sorti du tombeau et qui a ressuscité ?

  2. 12/03/2008 at 19:26 Clem

    Le dernier témoin ayant eu un fusil dans les mains lors de la Grande Guerre est parti. Il reste encore quelques personnes qui ont vécu cette triste période de l’histoire de l’humanité, ceci dit. Dans 10 ans, environ, nous fêterons le 100ieme anniversaire de l’armistice de 1918.

    Je profite de pouvoir écrire dans le blog d’une députée de la nation, d’une de ces personnes qui écrit l’histoire via des lois, via des interventions, pour demander innocemment à partir de combien de temps tourne t on réellement une page de l’histoire. Je vais essayer de me faire mieux comprendre. Quand décidera t on en France de cesser de commémorer le 11 novembre pour le remplacer, par exemple, par une fête chômée dédiée, au hasard, à la construction européenne? Alors, je sais, il est assez indécent de parler de ça, alors que Lazare Ponticelli n’est pas encore en terre, lui qui ne voulait pas d’un enterrement avec les honneurs nationaux au Panthéon, alors qu’on lui avait si peu rendu honneur de son vivant. Et pourtant, quel meilleur moment que le moment présent pour parler de ceci?

    Le but n’est bien entendu pas de faire oublier cette période qui aura vu la plus grande boucherie de l’histoire, mais juste de la ranger aux côtés des nombreuses guerres gagnées ou perdues par notre nation à travers les âges, bien à sa place dans les manuels scolaires et dans les livres d’histoire, ou dans la mémoire orale que l’on transmet de génération en génération comme au sein de ma famille quand on raconte l’histoire de mon arrière-grand-père, qui revint à jamais changé des tranchées.
    Voilà, c’était juste une question, une idée de débat sur le sujet, une question naïve que peuvent se poser les jeunes générations

  3. 12/03/2008 at 19:53 brigitte comard

    Michèle, ton billet est superbe et un poil désespéré, plus de poilus…ne reste que le desespoir? on doit avoir le droit aussi, en politique comme dans la vie (la politis serait donc bien la vie) de dire clair la désespérance de ne rien voir venir. Des promesses partout faites et jamais tenues. Des plus jamais ça jetés à terre et piétinés comme de vieilles choses. Des grandes guerres anciennes juste capables d’annoncer les grandes guerres à venir. Certaines fois on ploie sous la charge. Sans parler de la haine qui suinte toujours, sous couvert de démocratie et de liberté de pensée. En effet, Trucmuche dont je ne me souviens plus du pseudo et on s’en fout puisque c’est un pseudo et que ça vous permet de dire à couvert à peu près n’importe quoi, calmons nous, rassurons nous, Michèle faisait de l’humour en parlant de la fine fleur de gauche. Non, la gauche c’est juste une fleur, fragile, à tout le monde, et que tout le monde peut ravager librement puisque sa substance n’est pas la force, sa substance c’est le doute. Calmons nous, rassurons nous, même le plus con des socialistes sait, de source sûre que de l’Oural au fleuve Amour en passant par la muraille de Chine, les salauds s’en sont emparés pour massacrer en son nom. Aujourd’hui, plus modestement, on se déguise avec et c’est souvent carnaval.
    Lazare, mon frère, tu nous fous un sacré blues et tu n’en demandais sûrement pas tant. Repose en paix,enfin.
    salut et fraternité à tous, autant que faire se peut.

    brigitte comard qui n’aime pas les pseudos

  4. 12/03/2008 at 19:56 Gélard Eroi

    Chère Michèle,

    Tous mes hommages,

    Encore un bien joli texte, très beau et tout et tout…
    Et tout !

    Bon, j’y vais y a questions pour un champion qui commence !

    Gélard Eroi

  5. 12/03/2008 at 20:57 Gérard ELOI

    @ Brigitte,

    Ton commentaire méritait une lecture attentive, tant pour le fond que pour le style poétique.

    En plus, tu n’aimes pas les pseudos.

    Quand il s’agit de ceux trouvés par un guignol comme celui qui a signé le com.4, je n’aime pas non plus.
    (NB : Michèle va peut-être supprimer ce com. 4 indécent,…et alors je deviendrai n° 4. Si on ne comprend pas, me poser la question !)

    Une sinistre mascarade, sous un billet dicté par l’émotion…
    Nous survivons dans un monde où les coups les plus abjects et les plus pervers sont de rigueur.

    Amitiés

    GE

  6. 12/03/2008 at 21:17 Gérald Emoi

    Chère Michèle,
    Je suis vraiement désolé. Ce soir je n’ai pas pu venir a Bordeaux assister à ton discours à la Bastide.
    Mais je sais que tout ce que tu as dit était divin. Tu as parlé juste. Tu as dit tout ce qu’il fallait dire. Comme d’habitude.
    Félicitations.

    Amitiés,

    Je prends ma tisane et je file au lit pour être le premier à lire ton blog demain matin.

    Gérald Emoi

  7. 12/03/2008 at 21:29 pticom

    allez gérard je remplace achille pour une fois !! n’utilise pas ton clavier pour répondre à ce gros blaireau qui n’a pas le courage de se présenter sous un pseudo ou nom bien défini.
    J’ai été le premier sur ce blog à féliciter la victoire de AJ qui nous a mis une bonne "br…ée" comme l’a indiqué serge simon.
    J’espère que Guy Accocebery s’il figure tjrs sur la liste de aj leur donnera quelques leçons de savoir vivre mais je ne sais pas pourquoi mais une fois que cazabonne et cie vont s’en prendre une bonne ce dimanche, la pression va commencer à se dégonfler autant que vont augmenter les comptes de campagne d’AJ, heureusement avec tous ses amis isfables, de généreuses contributions bordelaises permettront d’amortir la " call room" de notre nouveau maire qui va se faire une joie comme sarko de respecter toutes les promesses énumérés ds son beau programme.
    désolé pour la longueur de la phrase qui correspond à la petitesse de nos contradicteurs de pacotilles ( à quelques exceptions près) !!

    passe une bonne nuit mon gérard et pour trouduc n°1, le vrai oublie pas les feux de l’amour demain à 14.00 apres avoir vu les vrais actu de JP Pernaud en sirotant une bonne verveine…

    bien le bsr !!

  8. 12/03/2008 at 21:34 Gérard ELOI

    @ Pticom,

    Que çà fait plaisir de retrouver un véritable ami…

    T’as raison, je vais d’abord bouquiner un peu, puis sombrer dans un sommeil réparateur.

    A bientôt, amitiés

    GE

  9. 12/03/2008 at 23:06 M.V.

    Honneur à ce Monsieur qui a connu l’horreur de près, et a su résister jusqu’à l’âge de 110ans pour que nous nous souvenions mieux.
    Malheureusement, l’horreur s’acharne,et c’est toujours la même,
    impossible à se représenter, impossible à dire.

    Sans honneur ce soir, le ministre Bertrand qui nous a annoncé, avec un certain triomphe à peine déguisé et beaucoup de cynisme, que le service minimum mis en application, nous a fait ignorer une grève de la SNCF aujourd’hui. Il a osé ,avec arrogance, demander au journaliste:"vous avez vu qu’il y avait une grève aujourd’hui?" Non, grâce au service minimum.
    Grève invisible, effet de grève neutralisé= atteinte au droit de grève.
    Le gouvernement s’en vante et va sûrement clamé que les Français l’approuve.
    A méditer. Il est urgent de bien voter dimanche.

  10. 12/03/2008 at 23:09 M.V.

    faute d’orthographe: "clamer"; pardon.

  11. 12/03/2008 at 23:17 ortho

    l’approuvent

  12. 12/03/2008 at 23:47 michele toujours

    Oui, Eric, je n’ai pas mis en exergue le prénom de Lazare sans arrière pensée. Lazare peut ressusciter et faire de nouveau basculer la grande guerre dans notre univers contemporain.

    Je parle bien évidemment de manière métaphorique.

  13. 13/03/2008 at 00:29 Etat de Droits...

    Droit de grève…???

    Droit au opposable au logement ???

    Droit de se taire quand le Président de la République (garant de la Constitution) ose défier le conseil constitutionnel (article 62) au sujet des 1% de cas avec crime ou viol d’enfant avec sa volonté aveugle de faire appliquer SA loi consistant à être condamner sans avoir commis de délit après 15 ans de prison. 15 ans de temps mort donc à utiliser stérilement à ses yeux. Sans compter la rétroactivité voulue pour SA loi sur "la rétention de sureté".

    Droit de tordre le cou à la Constitution en allant demander au Président de la Cour de Cassation de contourner le Conseil Constitutionnel.

    Droit équitable devant la santé ?

    Droit à la police spectacle ou à une véritable police de proximité ?

    Droit d’être traité comme un criminel pour ne pas avoir de papiers.

    Droit d’aller mourrir ailleurs qu’en France parce qu’ayant besoin de soins refusés. Droit aux tests ADN. Mais Droit à la lettre de Guy Moquet, et Droit à se voir enseigner l’Histoire, sous la forme émotionnelle ("inimaginable" selon le mots de S. Weil) du parrainnage et du haut de ses 9 petits ans, alors qu’il s’agit d’un véritable cataclysme historique…

    Droit de vivre dans la précarité quand ça n’est pas la prostitution ses études…

    Droit au désert judiciaire faute de pouvoir faire les kilomètres pour se rendre au tribunal.

    Droit à s’être entendu dire : "25% d’augmentation du minimum vieillesse", et après les franchises médicales, 200 euros d’augmentation pour les petites retraites et à venir…

    Droit au non monopole du coeur…

    Droit au grenelle de l’environnement et aux cultures OGM. En prenant soin de confondre la recherche avec l’innovation et ses applications, sans se soucier des conflits d’intérêts et des critères d’indépendance des autorités de compétence des dits comités d’experts, par les autorités de non compétence que sont ces "politiques".

    Droit à s’enliser dans la dette.

    Droit à l’euro toujours plus fort face au dollar.

    Droit au carburant toujours plus cher.

    Droit à vider les caisses au profit de quelle minorité et pour quelle (in)efficacité économique ?

    Droit au chèque transport ?

    Droit à la laïcité ? Que dire de la loi du 13 août 2004 relative aux "libertés locales" et qui contraint les communes même sans école publique à financer partiellement la scolarité des élèves du privé (et 1905 ?)

    Droit à la justice VIP pour les patrons.

    Droit à se voir contraint à un plan de rigueur.

    Droit à la secte de la scientologie…

    Droit à la paralysie de la pluralité et à l’absence de neutralité de la presse.

    Droit à entendre 1 fois par semaine Mme Dati dire "ça fait 3 fois que vous perdez les présidentielles, etc…"

    Droit de lui apprendre qu’on peut être 53% à s’être trompés, contre 47%. A moins que se tromper soit inhumain, Mme Dati ?

    Droit à la dictature ou aux Droits de l’Homme ?

    Droit de résister et non de se taire : assurément, OUI !

    A bon entendeur, salut !

  14. 13/03/2008 at 00:56 Colette

    Michèle, votre billet est très beau, le commentaire de Brigitte aussi, qui me touche tout autant. Je ne comprends pas que le sujet de ce texte laisse certaines personnes de marbre, qu’elles puissent conservent leur si idiote ironie. Toutes nos familles, ou presque, ont eu des soldats partis pour la guerre, revenus, ou pas, avec leur santé, ou pas. Sur trois générations; un arrière grand-père au moins, l’un de mes grands pères, mon père ont vécu, subi trois guerres : 1870, 1914-1918, 1939-1945. Comme soldats, deux d’entre eux ont failli y mourir ; les familles ont aussi souffert, beaucoup, j’ai lu des lettres, entendu des récits familiaux. Trop entendu aussi, petite fille, les souvenirs de mon père qui fut prisonnier de guerre, souvenirs obsessionnels, ressassés par lui et que je ne supportais plus d’autant que cela me semblait si loin : c’était avant moi ! Puis j’ai fait la part des choses, ai compris la douleur toujours vive, un monde qui pour lui s’était effondré à jamais. Comment certaines personnes peuvent-elles aujourd’hui passer outre le respect que l’on doit à ces êtres qui souffrirent tant, et à l’évocation de votre propre grand-père, volatilisé sous les obus ? Ces gens-là sont ceux qui sont capables de maculer de peinture les tombes d’un cimetière. N’ôtez pas leurs mots, leurs traces, leurs dégradants rires. Que cela reste, miroir de leur bassesse. Que les élus voient cela, qu’ils comprennent jusqu’où peut mener le jeu du pouvoir dans son dévoiement, avec de tels individus.
    Je n’aurais pas voulu, pas été capable de glisser le premier commentaire sous votre billet. Il est porteur de respect, de recueillement, de paix aussi, teintée de tristesse.
    Je vais recopier un extrait de texte, bien qu’il soit un peu tard et que je sois fatiguée, ce sera ma forme d’hommage.

    (…) "C’est le grand repos après l’orage. Seul, comme une petite toux enrouée, mais très lointaine, là-bas, sur une autre armée, le roulement assourdi et continu du canon ! Il fait beau, il fait bon, je t’aime ! Je veux te le dire encore. Mon cœur s’ouvre au carillon de l’air, aux froufrous ; aux bruissements, au langage murmuré et enveloppant de la vie qui recommence. La terre de mon abri sèche ; deux dentelles vertes bordent l’entrée. Dans un coin je vois un petit mouchoir de mousse. Dans le grand éventail paré du bois, tamisé de ciel bleu. C’est à mes pieds, dans les enlacements des branches de mai où se posent des baisers de soleil. Plus haut, ce n’est que la limpidité dorée des espaces !
    Un sursaut, une crispation, mon corps soudain comme voulant s’engloutir tout entier dans la terre… L’engin roule dans les espaces avec un ruissellement d’eau soulevée de la rame, un bruit de vapeur grondante qui s’accentue, tonne, éclate… C’est un maousse. Le fracas est terrible. On perçoit la pluie des éclats, montant, s’évasant, s’égrainant sur les arbres, puis retombant alentour de nos abris. Pas un n’est touché. C’est une chance ! Des bruits de moteur parcourent la nue, électrisent – avec la poudre de l’explosion du 105 – l’atmosphère. Me voilà nerveux ; presque défaillant comme un poussin ; et si fragile ! Une longue théorie de crissements gigantesques vient sur nous, coup sur coup. Dans une chute de déraillement de train, dans une saute de machine en furie qui vous éclabousse de ferraille. Une odeur de poudre et de calcination nous empeste les narines, nous oppresse. De la ouate grise se délaie et embue de volutes le miroir de cristal du jour. Et ce n’est plus qu’un ébranlement des éléments, des roulements, des gueulements vomissants, des ululements saccadés, un crépitement ; le brasier monstrueux traversé de coups d’éclairs et de tonnerre. Les fusants, comme des parachutes de pointe de feu, comme des casques de flammes instantanées, se disloquent en l’air, et tombent, élargissant leur rayon de chute, en sortie d’arrosoir. Les percutants éclatent du ventre par terre en tonitruant et en se dégonflant de gros jets de terre. (…)

    Soudain tout se tait. Encore une fois la vie sous le ciel recommence dans le feu d’artifice plus attendri du soleil, qui se couchera ce soir pour un soir, et se lèvera demain, toujours, comme de l’Eternité en marche.
    Y a t’il des morts ? Je n’ose le savoir. Je me suis remis à t’écrire ; je le saurai assez tôt.
    Puis le sommeil me prend ; un sommeil stupide d’écrasement sous la hache. Pardonne-moi. Ce n’est plus une question de cœur et de pensée, mais le tempérament labouré de sensations réclamées.
    Mets tes bras autour de mon cou pendant que je vais reposer, et souffle-moi à l’oreille ce qui berce et apaise dans le frisson de ta jeune âme.
    Mille caresses de ton Emile "

    lettre de Maurice Drans, vendredi 18 mai 1917 (extraits) in :
    "Paroles de poilus, lettres et carnets du front 1914-1918", collection Librio, pages 133-135

  15. 13/03/2008 at 06:27 douce-amère

    Merci Colette pour cet extrait émouvant.

  16. 13/03/2008 at 22:09 fronsac

    ne soyez pas si pessimiste sur le terme de comtemporain, il a toujours existe , les indiens n’ont la memoire que de deux generations , et nous meme allons nous donc sur la tombe de nos grands parents ? c est ainsi…..cependant notre monde a des images et ainsi vivons nous toujours?
    certes c est une memoire qui disparait, mais on a tout enregistrer, il peut mourrir en paix, le coté pas beau, c est la guerre , ca arrive……….., mais ça fait progresser l etre hmain, et c est vrai ……alors que dire:
    adieu lazare ne ressucite pas une autre fois

  17. 13/03/2008 at 22:09 fronsac

    ne soyez pas si pessimiste sur le terme de comtemporain, il a toujours existe , les indiens n’ont la memoire que de deux generations , et nous meme allons nous donc sur la tombe de nos grands parents ? c est ainsi…..cependant notre monde a des images et ainsi vivons nous toujours?
    certes c est une memoire qui disparait, mais on a tout enregistrer, il peut mourrir en paix, le coté pas beau, c est la guerre , ca arrive……….., mais ça fait progresser l etre hmain, et c est vrai ……alors que dire:
    adieu lazare ne ressucite pas une autre fois

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