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En Belgique (où l’euthanasie est encadrée mais légale), une femme de 24 ans, sans maladie physique mais en état de dépression, va être accompagnée (aidée) dans la mort pour répondre à sa demande.

J’écris cela sur la foi d’un papier de la Suddeustche Zeitung de ce jour, illustrant le débat sur l’euthanasie qui s’instaure en Allemagne. Ce journal n’a pas l’habitude d’écrire n’importe quoi mais je ne connais rien de tout ce qui ce cache derrière ma phrase introductive.

Qui d’entre nous n’a pas eu à un moment ou un autre envie de mourir ? Ou, plus justement, combien sommes nous à avoir eu cette envie ? Le chiffre n’est évidemment pas connu mais quel qu’il soit, il explique mon refus de cet « accompagnement dans la mort ».

Je laisse les faits bruts, sans autre commentaire. Pour moi, c’est simple, c’est non. Pour autant, je sais qu’aucune loi ne couvrira la totalité des situations de détresse (et toute mort est détresse). Mais, ici, non, c’est non. A quoi serviraient sinon la médecine et ses progrès ?

Comments 5 comments

  1. 02/07/2015 at 22:47 Louis

    C’est difficile de dire « non » à partir du moment où on a mis le doigt dans l’engrenage. Il paraît qu’il existe des vies qui ne sont pas dignes d’être vécues … Argument longuement ressassé par des sommités du monde médical, dans l’affaire Vincent Lambert. Après tout, qui sommes-nous pour juger quelqu’un qui ne veut plus vivre à 24 ans ? Et la distinction entre maladie « physique » et maladie psychique est surprenante de la part d’un médecin … Vous voulez suggérer qu’une dépression provoque moins de souffrances qu’une paralysie ? Je trouve votre jugement téméraire.
    Dans un autre domaine, mais avec le même raisonnement, on peut prédire que la transcription sur les registres d’état civil des naissances issues de la GPA, amènera un jour à la légalisation de la GPA.
    Nous ne sommes pas plus malins que les Belges. Juste une peu plus hypocrites …

  2. 03/07/2015 at 16:02 Louis

    Et voilà : c’est fait ! La Cour de cassation vient de légaliser « de facto » le recours à la GPA. Il ne reste plus qu’une contrainte : aller faire ça à l’étranger … Je me demande bien pourquoi on va chercher des noises aux petits jeunes qui reviennent du djihad ?

    • 09/07/2015 at 17:47 sylvie

      De grâce, même avec des journées de forte chaleur, ne confondons pas GPA et retour du Djihad.

      • 11/07/2015 at 11:46 Louis

        Je ne confonds pas GPA et djihad (avec un d minuscule SVP). Mes les deux ont en commun d’être réprimés par la loi française.

  3. 03/07/2015 at 17:23 Romero

    Bien d’accord avec vous Mme Delaunay. Certains vous opposeront un droit de mourir dans la dignité en vertu d’un choix ou d’une « liberté totale ». Je trouve pour ma part que dès lors que c’est fait dans le cadre de la société (c’est à dire en l’occurrence l’Hôpital public) on ne peut accéder à toutes les demandes individuelles. La société n’a pas à répondre à la somme des libertés individuelles. D’autant plus qu’avec la Loi Leonetti, et la dernière loi votée, dont vous avez été responsable, nous mourrons dans plus d’égalité et dans moins de souffrance pour une grande majorité de cas. Par ailleurs le développement, récemment annoncé, des soins palliatifs, est une très bonne mesure : c’est d’ailleurs, le seul sujet central.

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