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Hollande sans Royal. Il lui rend à l’instant hommage. Elle est partie « pour ne pas qu’on interprête chacun de ses regards, chacune de ses attitudes, pendant le discours de François ».

Petit coup de pied à ceux qui « battent leur coulpe sur la poitrine des autres ». Analyse de cette troisième défaite à l’élection présidentielle :
– incompréhension de la société
– nécessité d’une vision d’ensemble et de propositions concrête
– démonstration que nous avons non seulement la capacité et le désir de distribuer, mais celui de produire davantage
– défaut d’unité entre nous ; débat interne mais surtout combat commun (au passage je me réjouis que le sentiment d’overdose de débat interne soit généralement partagé ici)

Rénovation, vieux mot et vieilles recettes « ouvrir les portes et les fenêtres » ; créer un courant en opposition aux courants ; changer le logiciel du PS , et enfin changer le nom du Parti Socialiste… Mitterand appelé en renfort sur ce dernier point « quand on a le flambeau du socialisme, non seulement on le garde, mais on le porte ». Tonnerre d’applaudissements. Il semble que le refus de ce changement de nom, largement exprimé dans les commentaires d’un billet précédent, soit très largement et très passionément partagé.

– le Parti Socialiste parle souvent une langue qui n’est comprise que de lui seul. Parler une langue que les Français comprennent.

Mettre le socialisme en phase avec les grands défis du monde. Hollande présente les trois sujets de forum qui vont s’ouvrir dans le marché :
1- les socialistes et le marché. Accepter le marché mais en préserver les domaines qui doivent lui échapper : la santé, l’éducation, la justice… Ce n’est pas le marché qui pose aujourd’hui problème aux socialistes, mais la mondialisation. Les socialistes doivent porter un projet de croissance et de compétivité. Pas de mondialisation sans exigence de la redistribution et de la régulation.
2- le socialisme et l’individu ; permettre à chaque personne d’être reconnue comme telle ; montrer que le programme du parti socialiste n’est pas fait pour « tout le monde » mais pour chacun. Partir de l’individu pour justifier le collectif.
3- le socialisme et les valeurs . la nation est un vivre ensemble pas une exclusion. Jaurès : « Le nationalisme c’est la haine des autres, la nation c’est l’amour des siens » . le travail ; les socialistes sont pour une société du travail, de l’effort valorisé ; l’objectif n’est plus à la diminution du temps de travail, mais à sa programmation tout au long de la vie, à la prise en compte de la pénibilité. « Ce ne sont pas les questions qui sont de gauche ou de droite, mais les réponses qui sont de gauche ou de droite ».

A l’occasion du prochain congrès
– réécrire ce qui nous unit, en faire une charte fondamentale
– ce qui nous divise : respecter la règle majoritaire

Un parti organisé à l’image des institutions que nous voulons pour le pays :
– un éxécutif efficace (le bureau fédéral)
– un parlement écouté (le conseil fédéral)
– des citoyens actifs (les militants)
« Faire dans le parti ce que nous demandons ailleurs » (c’est à dire à l’échelon national)

Nous sommes dans l’opposition pour cinq ans
– en face d’une droite rassemblée comme elle ne l’a jamais été ; conservateurs, libéraux, nationalistes sont rassemblés dans une droite décomplexée, sacralisant l’argent, paraissant vouloir en finir avec les vestiges de la République (la progressivité de l’impôt, le droit du travail…)
– en face d’un omni-président, effaçant le gouvernement et les ministres dont plus personne ne sait le nom. Mais c’est en droit, le gouvernement qui est responsable devant le parlement. Fusion GDF-Suez sans concertation.
– la politique de la France ne se fait plus « à la corbeille », mais à la lecture des faits divers. Nicolas Sarkozy nomme les problèmes, c’est sa manière de les résoudre. Il se rend dans un super marché de bois d’Arcy pour résoudre le problème du pouvoir d’achat. C’est le sujet principal de la rentrée et le parti socialiste se doit de faire des propositions.
– changer la forme de notre communication. La raison en face de l’émotion à la Sarkozy.
– la réalité va s’imposer à l’état de grâce : dette publique ; déficit commercial 30 milliards d’euros ; 250 millions d’euros redistribués aux 1000 plus riches contribuables du pays ; le cynisme et l’hypocrisie de déclarer que les franchises médicales seront consacrées au plan Alzheimer ; augmentation de la TVA et de CRDS ; obligation à court terme d’une diminution drastique de la dette publique et d’une politique de rigueur

Face à la droite unie, il faut réunifier la gauche
– proposition de créer un comité de liaison de la gauche et de réagir ensemble à l’actualité politique ainsi qu’à l’anticiper – à l’occasion du Grenelle de l’environnement, montrer ce que serait pour la politique de développement durable de la gauche

En final, un appel au Parti Socialisme d’en finir avec ses défauts et ses faiblesses, et de faire appel à ses formidables qualités : dévouement militant, engagements sincères, somme d’intelligence et d’expertise…

Standing ovation .

Comments 4 comments

  1. 02/09/2007 at 17:09 DEB

    Chère Michèle, cette carte postale vidéo de la Rochelle qui vous concerne…
    http://www.dailymotion.com/video...

  2. 02/09/2007 at 19:01 Fred

    C’est rigolo Michele de jouer au petit reporter "en live"

  3. 02/09/2007 at 19:19 michele

    DEB, vous êtes tout simplement un affreux jojo de livrer au blog mon début de carrière comme starlette italienne des années 60…

  4. 02/09/2007 at 20:31 Petit Clos

    Socialiste est un alerte quadra
    Pour les plus curieux bien sûr, Socialiste est plus que centenaire
    Pour ma part je l’ai découvert dans les années 1965 un peu après que je me sois éveillé à la vie politique. Avant je n’entendais parler dans ma campagne que d’indépendants-paysans, de MRP, du « Grand Charles », de radicaux, de S.F.I.O, de communistes
    A mon arrivée sur le campus je savais que
    – Guy Mollet, Lacoste, Mitterrand étaient colonialistes mais il n’y a pas si longtemps que j’ai appris que le premier nommé avait pris la SFIO par la « gauche » à Léon Blum affaibli par son séjour dans les camps nazis
    – les tanks russes avaient en 1956 envahis Prague ce que justifiaient vaillamment Duclos et Waldeck-Rocher tout en vociférant contre l’Allemagne revancharde (celle de l’Ouest) et le Marché Commun (déjà le non en filigrane)
    – à l’ UNEF où j’étais délégué de mon Ecole j’entendais des discours plutôt hermétiques qu’après une assez longue phase d’adaptation j’ai pu reconnaître comme révolutionnaires.
    Pour moi qui était simplement épris de justice sociale tout cela était consternant (à peu près autant que ce qui se passe aujourd’hui au PS avec les ralliés et les insulteurs)
    J’ai vu pour la première fois de ma vie vers 1965 l’étiquette socialiste sur un hebdomadaire vendu à la criée par un étudiant solitaire : C’était Tribune Socialiste, l’hebdomadaire du PSU.
    Avec ses 2 à 3 % de voix de moyenne et malgré le « pic » de près de 5% de Michel Rocard « candidat du Socialisme » à la présidentielle, le terme est resté assez confidentiel avant le Congrès d’Epinay fondateur du PS.
    Pour ma part j’ai encore traîné assez longtemps au PSU, assez pour me rappeler qu’il s’est auto dissous statutairement donc que le sigle est libre
    Gardons « Socialiste » qui pour notre génération rime avec décolonisation de l’Outre Mer comme de la Province, justice sociale, solidarité, démocratie………..
    Ajoutons « Unifié » signe volontariste de voir disparaître des courants structurés mais aussi les insulteurs (Olivier leur ouvre sa Ligue) et les ralliés (déjà servis) et d’accueillir beaucoup de nouveaux
    PS : En réalité, je ne tiens pas plus que ça à cette proposition mais merci à Michèle de m’avoir aidé avec ce sujet à débloquer ma plume incapable depuis le 17 juin d’écrire un mot tellement ma consternation était grande. La lecture de ton blog m’a été fort précieuse pour essayer de me remettre en selle. Et j’espère bien qu’après les vendanges j’aurais retrouvé le tonus nécessaire pour les Municipales où tu nous conduiras

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