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Fin de la journée parlementaire à la maison de la chimie. François Hollande au top pour son discours de clôture, très construit, très maîtrisé, limpide.

En première partie, le bilan des cinq mois de pouvoir sarkozien : croissance à plat, pouvoir d’achat amputé, crise financière, commerce extérieur en déficit de 35 milliards (allemagne : excédent de 125 milliards), isolement de plus en plus manifeste de la France sur la scène européenne. Tout cela exprimé sans excès ni caricature.

Ensuite une analyse de la situation politique proprement dite : un président omni-présent, pour qui gouverner c’est annoncer, et nommer un problème c’est déjà paraître le régler. Le gouvernement et le premier ministre effacés, alors qu’eux sont responsables devant le parlement. Tout affaiblissement du gouvernement est, de fait, un affaiblissement du parlement.

Enfin, ce que doit être notre attitude. Je me suis amusée de trouver dans les mots de Hollande, deux des trois parties de mon slogan législatif : soyons unis, soyons forts. Les municipales vont marquer toute la suite du quinquennat Sarkozy et nous devons montrer à cette occasion aux Français que nous sommes utiles : utiles localement, mais aussi utiles par notre volonté et de capacité de contenir les erreurs et les errements.

Pour finir et avec gravité, quelques mots sur les paroles mystérieuses de Kouchner laissant craindre une possible guerre avec l’Iran. Ou le ministre a des renseignements qui doivent être communiquées au Parlement, ou il doit s’expliquer sur ses paroles particulièrement hasardeuses, en considération de la guerre qui évolue comme on sait à la frontière même de l’Iran.

On peut juger de la qualité d’un discours à ce qu’on en a gardé, une fois qu’il est achevé. Celui là était précis et net, et il me semble que je pourrais le réécrire tout entier. Le sommet de la journée a pourtant été une courte intervention de Robert Badinter. Trois minutes de limpidité pour expliquer que le parti socialiste en tant que tel n’avait en aucun cas à aller plancher devant la commission Balladur sur les institutions. La tribune du Parti Socialiste, ce sont les Français et l’opinion publique, non une commission dont la finalité est de faire paraître consensuelles des modifications visant à permettre en particulier au Président de se rendre devant le parlement sans avoir à répondre devant lui. Paroles magistrales, sobres, prononcées sans aucun effet de voix ni de manches.

Puissions-nous comme vous en exprimez tous le souhait, retrouver une voix solide, signifiante et tournée vers cette réalité à laquelle nul ne peut échapper.

Comments 10 comments

  1. 17/09/2007 at 20:51 pticom

    message semi codé : meme si pas tete de liste, notre futur 2ème (meme si pas encore conçu) réclamera la meme marraine républicaine, donc à toi de figurer à une bonne place qui ne me fasse pas attendre quelques années de plus, si tu veux la paix de mon ménage biensur !!

  2. 17/09/2007 at 20:51 pticom

    message semi codé : meme si pas tete de liste, notre futur 2ème (meme si pas encore conçu) réclamera la meme marraine républicaine, donc à toi de figurer à une bonne place qui ne me fasse pas attendre quelques années de plus, si tu veux la paix de mon ménage biensur !!

  3. 17/09/2007 at 22:25 michele

    à pticom; mets toi tout de suie au travail…

  4. 17/09/2007 at 22:25 michele

    à pticom; mets toi tout de suie au travail…

  5. 18/09/2007 at 07:53 new comer

    pendant ce temps Ségolène Royal renoue avec les expressions bibliques "Pardonnez leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font..".

    Ils le savent : ils vendent, comme à peu près tout le monde.

  6. 18/09/2007 at 07:53 new comer

    pendant ce temps Ségolène Royal renoue avec les expressions bibliques "Pardonnez leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font..".

    Ils le savent : ils vendent, comme à peu près tout le monde.

  7. 18/09/2007 at 15:08 Angela

    Mme Delaunay : je comprends votre respect pour F. Hollande qui est notre Premier secrétaire, mais je le considère comme premier responsable de la situation actuelle du PS.
    Le fait de retarder son départ aura pour conséquence une dissolution du PS, car encore un an de cette comédie et s’en sera terminé de ce parti et d’une opposition puissante face au rouleau compresseur de la droite.
    Il ne faut en effet pas se leurrer : actuellement c’est S. Royal que des socialistes cherchent à éliminer, mais s’ils réussissent d’autres guerres internes s’ensuivront. Combien de temps mettront nous pour nous en remettre ?
    M. Hollande en sera le principal responsable. Que peut-on faire pour le faire partir et désigner rapidement un/une premier(è)re secrétaire élu(e) d’une manière incontestable et respecté(e) par tous ?

  8. 18/09/2007 at 15:08 Angela

    Mme Delaunay : je comprends votre respect pour F. Hollande qui est notre Premier secrétaire, mais je le considère comme premier responsable de la situation actuelle du PS.
    Le fait de retarder son départ aura pour conséquence une dissolution du PS, car encore un an de cette comédie et s’en sera terminé de ce parti et d’une opposition puissante face au rouleau compresseur de la droite.
    Il ne faut en effet pas se leurrer : actuellement c’est S. Royal que des socialistes cherchent à éliminer, mais s’ils réussissent d’autres guerres internes s’ensuivront. Combien de temps mettront nous pour nous en remettre ?
    M. Hollande en sera le principal responsable. Que peut-on faire pour le faire partir et désigner rapidement un/une premier(è)re secrétaire élu(e) d’une manière incontestable et respecté(e) par tous ?

  9. 21/09/2007 at 11:47 M.V.

    Je m’associe à ce dernier commentaire.

  10. 21/09/2007 at 11:47 M.V.

    Je m’associe à ce dernier commentaire.

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