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C’est une de mes blagues favorites de dire qu’on a pris grand soin de rédiger les droits de l’homme, pour mieux sous entendre que la femme, elle, avait hérité des devoirs…

La blague n’en est plus tellement une depuis que l’ancienne président irlandaise, Mary Robinson a déclaré à notre Président qui l’avait invitée pour célébrer le 60ème anniversaire « Moi, je préfère « droits humains », vous ne trouvez pas que c’est plus moderne ? »

Le journal « le Monde » embraye ce soir sur le sujet qui est moins anecdotique qu’on ne croit. Les mots ont une histoire, et n’en déplaise aux maîtres grammairiens, ils ont non seulement un sens mais un sexe. Ou plutôt, ce sens est entâché de sexisme.

Reconnaissons le, les droits de l’homme les plus souvent violés sont les droits de la femme. Ce qui a conduit à traduire des textes anglais de manière passablement incongrue. « Human rights of women » sont devenus dans notre langue « les droits de l’homme de la femme » ; ça fait bizarre…

Voilà que la Ministre des affaires étrangères du Canada Micheline Calmy Rey s’en mêle aussi : « L’expression « droits de l’homme » n’est plus adaptée à la société moderne et égalitaire d’aujourd’hui. La langue se doit d’accompagner les évolutions sociales, et le terme « droits humains » se comprend comme une adaptation logique à l’égalité des sexes ».

Quant aux « devoirs de la femme », ils restent si implicitement admis, que personne n’a songé en réclamer le partage !

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