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« Au jour d’aujourd’hui », comme on disait et comme on dit sans doute encore, plus rien ne se donne : on vend, on loue, et des sites entiers dont le célèbre « Bon coin » se sont emparés avec succès de ce commerce. On ne donne plus qu’en catimini, en allant porter de gros sacs à des associations, ce que je ne saurais appeler vraiment des « cadeaux » puisqu’on n’en connait pas le bénéficiaire.

Je le regrette en réalité. Allant pour la première fois dans une boutique de « mode durable » (traduisez « friperie »), la maîtresse des lieux voyant mon intérêt pour un vêtement ancien dont le tissu était spectaculaire, m’a proposé de déposer dans sa boutique mes « belles pièces ». J’ai répondu que, belles ou moins belles, je les donnais par envois groupés à une association qui en faisait bon usage. Elle en a été aussi surprise que… choquée.

Cette histoire, de modeste intérêt, me fait souvenir d’une chanson ravissante de Marie Laforêt où sa voix est couplée avec celle d’un enfant (supposé le sien) qui lui demande quelques centimes pour avoir contribué à une petite tâche ménagère. En bonne pédagogue, elle évoque les nuits où elle a veillé cet enfant et tant d’autres marques de soin et d’amour maternel en ajoutant « cadeau ! après l’évocation de chacune ». L’enfant comprend et finit par accepter le micro job qui lui a été proposé en ajoutant lui-même « cadeau ! ».

Le charme tient tout entier dans la voix de Marie et dans celle de l’enfant. Mais la pédagogie perdure. La morale est simple : ce qui a sans doute le plus de prix, n’a pas de coût.

Voilà, c’était mon quart d’heure « béni, oui, oui »

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