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Chaque fois que je vois un crayon (un bon vieux et brave crayon papier d’autrefois), je pense que si je n’avais que lui dans le fond d’une prison, et quelque chose qui puisse ressembler à du papier, je serais un tant soit peu moins prisonnière.

Et chaque fois, mon coeur fond, le bout de crayon qui devrait rejoindre le catastrophique service des déchets municipaux, réchappe à ce sort funeste et ajoute à l’encombrement de mes tiroirs.

Et d’ailleurs, où le mettre ? Poubelle verte où il sera traité comme négligeable vers de terre, ou poubelle noire où il ira pourrir et retrouver l’humus originel de toute littérature ?

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