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Back to the black of the night and the privacy of my flat.. Trois mots en anglais par contagion avec un chanteur country sur France inter qui m’accompagne dans ce moment de transition entre le rôle joué le jour et la solitude de la nuit.

Dans mon appartement d’étudiante (très) améliorée, une grande table toute blanche, dessus une radio, des pots à crayons, des sacs prêts à repartir, mes deux ordis, un set de table pour le petit déjeuner demain. Pas loin, des vestes sur le dossier des chaises, prêtes elles aussi pour le lendemain, un tas de courriers et de cartes de voeux pas encore traités. A côté, un meuble, blanc aussi, tout lisse, tout brillant et surtout toujours vide depuis huit jours qu’il est arrivé. Une atmosphère de passage, une odeur d’éphémère, pas totalement désagréable mais un peu étrange au regard de « la vie des autres ».

L’écriture est le fil rouge de ma vie. Très ténu, souvent, trop souvent absent, mais dont je retrouve toujours quelque trace dans les interstices de l’agitation des jours. L’écriture qui donne le sens, qui trouve la solution parce que, sans crier gare, elle pose les problèmes qu’on avait recalés dans un coin et qui s’invitent sur la table, blanche ou pas blanche, à n’importe quelle heure et de préférence la nuit. L’écriture en miettes  quand, du fond de la voiture, ou entre deux rendez-vous, je risque un tweet qui ramasse dans une forme littéraire nouvelle, ramassée comme un précepte latin, un instant, une question, une bribe de conversation ou une image.

Nougaro chantait (je crois) « sur l’écran noir de mes nuits blanches ». J’écris, un mot, dix ou cent, sur l’écran blanc de mes nuits noires. Quelle qu’en soit la couleur, l’important c’est ce petit morceau d’espace qui a la forme de l’écran, de la page ou de la pause qui, comme en musique, donne le sens de toute la partition.

 

Comments 4 comments

  1. 21/02/2013 at 02:35 Alain

    Comme il est dit dans l’évangile de Jean : « Si tu me cherches, c’est que déjà tu m’as trouvé ». On croit chercher ses mots quand, la plupart du temps, ce sont eux qui nous trouvent. C’est que nous n’en sommes sans doute que les récepteurs, réglés sans le savoir sur leur longueur d’ondes ; nous sommes leurs obligés plus qu’ils ne sont les nôtres. A leur façon, ils nous donnent le jour : ils nous mettent au monde.

    P.S. Se méfier tout de même des intrus, ces mots à la gomme qui ne savent pas s’effacer discrètement.

  2. 21/02/2013 at 14:58 francis

    Back to Blacks.
    Nelson Mandela est la personnalité préférée des 15-20 ans tandis qu’Omar Sy et Barack Obama complètent le podium, selon un sondage réalisé par l’institut CSA pour le magazine Phosphore en janvier 2013…
    trois Blacks aux trois premières places !
    amusant de voir un acteur français entre deux politiques étrangers !!
    Yannick Noah était, il y a peu , la personnalité préférée des français, qui mettent aussi, pour les plus anciens, en avant martin Luther King et Gandhi …
    on peinerait à trouver une personnalité blanche , européenne ou américaine, qui aie la même aura depuis soixante ans…
    qui a dit que notre pays était raciste ?

  3. 22/02/2013 at 02:04 dove33

    … sans oublier écrit noir sur blanc … et la première pensée du matin pour un petit ( ou un grand ) noir !

    • 22/02/2013 at 14:59 sylvie

      c’est ce que boit Madame Taubira tous les matins ( autre grande Dame brillante et admirable plus sérieusement )

       » …the privacy of my flat…  » peut servir à se reposer de ses journées trépidantes
      et puis lorsqu’on est seul (e) le grand avantage est que l’on peut faire ce que l’on veut

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