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La question n’est aucunement de se prémunir contre les autres générations, mais tout au contraire de faire que la génération qui entre dans le champ de l’âge soit la plus autonome possible ; en clair, ne dépende ni ne pèse sur la génération suivante que le moins possible

Cette perspective a un double objet

  • Mettre en place une solidarité intra-générationnellequi vienne pallier la diminution mathématiquement attendue du nombre des proches aidants du fait de la réduction du nombre d’enfants des boomers relativement à leur propre génération_
  • Cette solidarité intra générationnelle n’est pas seulement justifiée par la diminution du nombre mais aussi par la dispersion géographique des enfants, et par la difficulté qu’il peut y avoir à identifier l’Aidant dans les familles recomposées.
  • Le volontariat civique pourrait s’élargir à d’autres causes d’intérêt public et à des solidarités intergénerationnelles. Mais l’objectif premier est bien celui d’une solidarité entre pairs à la fois comme prise de conscience et soulagement des soutiens familiaux ou publiques

Elle s’appuie sur une formation 

  • Cette solidarité doit s’appuyer sur la formation des volontaires sur les questions de l’âge et de la fragilité dont il peut être responsable. Elle les aidera dans leur rôle auprès de leurs congénères plus agés  et elle les sensibilisera à ce qu’ils peuvent ou pourront eux-mêmes rencontrer.
  • Cette formation portera essentiellement sur la prévention, la détection et la réparation des fragilités. Elle comprendra aussi l’attention aux risques au sein du domicile de l’âgé visité et sera complétée par un enseignement sur les services à contacter en cas de difficultés et les aides possibles. 
  • Ce volontariat déborde le rôle des « visiteurs » de Monalisa qui se concentre sur le lien social, ce qui est évidemment essentiel. Outre les éléments de formation précédemment cités, les volontaires sauront juger si la personne aidée sort de chez elle, s’il faut l’y inciter et l’accompagner. Ils proposeront des idées de sortie, qui pourront bénéficier pour le volontaire comme son «pair » de facilités particulières consenties par les acteurs locaux (tarifs réduits, places assises dans des manifestations publiques..)
  • Le volontariat n’exclut pas la solidarité intergénérationnelle. Un volontaire peut être à l’initiative d’un accueil-enseignement des enfants de quartiers difficiles sur le modèle des maisons des grands parents québecois … ou autres initiatives… 
  • L’exemple de la start up « les talents d’alphonse » pourrait aussi bénéficier d’un partenariat avec le volontariat civique.

Il s’agit d’un partenariat entre deux « pairs », dépourvu de tout caractère compassionnel

Dans sa dimension intra générationnelle, le volontariat a le mérite de se pratiquer sur un pied d’égalité même si le niveau d’autonomie de l’aidant et de l’aidé ne sont pas identiques. C’est un partenairiat (d’où l’usage du mot de « pair ») plus qu’une aide ou un secours.

  • Ce volontariat s’inscrirait, comme le service civique lui même dans le cadre public. Il aurait besoin d’un financement moindre que le service civique (les volontaires ne recevant pas d’indemnités, sauf le remboursement de frais engagés. En cas de faibles revenus, il faut sans doute réfléchir à une gratification complétant les très petites retraites.

Elle a vocation à avoir un caractère valorisant

Les « Boomers »ont de plus en plus conscience de leur responsabilité liée à leur arrivée massive dans le champ de l’âge. Ils ont bénéficié de progrès médicaux et sociaux considérables et ont la volonté d’être actifs et utiles. Mais ils veulent aussi être reconnus et valorisés dans leur rôle, et dans leurs initiatives 

Le mot « volontaire » a un sens beaucoup plus porteur que « bénévole ». La remise du diplôme de volontaire civique serait faite en préfecture à l’issue de la formation. 

Un insigneconcrétiserait doublement la « reconnaissance » : d’abord celle de la puissance publique, mais aussi l’identification du volontaire dans ses actions d’aide  de « partenariat ».  Chacun pourrait etre aussi « reconnu » pour des qualités spécifiques lui permettant d’œuvrer auprès des autres : un comptable pour sa capacité à aider dans la tenue des documents fiscaux et autres et mille autres exemples. 

Le volontaire pouvant être amené à rencontrer des personnes fragiles devrait souscrire à une charte de bon comportement et n’avoir pas d’antécédents d’aucune sorte de prévarication. Son insigne et sa qualification le garantiraient contre le soupçon éventuel des familles de vouloir accaparer quelque avantage de la part de son « pair » si celui-ci se trouve en état de fragilité. Ce point a été également pris en compte dans la charte de l’association MonaLisa.

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