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Michèle DELAUNAY attire l’attention de Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’énergie, sur l’utilisation des microbilles dans les produits cosmétiques et sur l’impact environnemental de leur présence dans les océans.

De nombreux produits de beauté contiennent des microbilles et microplastiques fabriquées à base de polymère d’oxyde d’éthylène. De moins de 0,1 mm de diamètre, elles sont très utilisées dans les produits cosmétiques courant tels que le dentifrice, le déodorant, l’eye-liner, les gels hydroalcooliques, les shampooings, les crèmes de beauté mais aussi certains produits ménagers, peintures, adhésifs…. Ces microbilles, parfaitement sphériques, apportent fluidité et douceurs aux crèmes, savons, laits de toilette… Plus grosses, elles sont utilisées pour leurs qualités abrasives et se retrouvent dans la composition des gommages. Elles ont peu à peu remplacées les microbilles réalisées à base de coquilles de noix ou de noyaux d’abricot plus écologiques mais à la surface est irrégulière.

Une fois évacuées lors du rinçage, ces fines particules de polyéthylène se retrouvent dans les égouts, les cours d’eau et au final les mers ou les océans provoquant un désastre pour l’environnement et l’écosystème. Elles ne sont en effet pas biodégradables et très imparfaitement retenues dans les stations d’épuration.

Une étude de l’Institut Five Gyres estimait que les océans étaient pollués par près de 5 250 milliards de ces particules de plastique, soit plus de 268 000 tonnes, dont 57 % se trouvent dans les deux océans de l’hémisphère nord.

Selon une étude menée par l’Université de Wageningen aux Pays Bas, une fois dans les océans, elles entrent dans la chaîne alimentaire sous-marine en étant ingérées par le micro plancton. En se dégradant, elles dégagent des substances toxiques qui pourraient être responsables de troubles. Autre effet délétère ; composées de polyéthylène, elles attirent des micro-organismes tels que bactéries et virus qui peuvent alors contaminer, au gré des courants, des milieux naturels en introduisant des agents pathogènes.

Face à la mobilisation des citoyens et des associations de protection de l’environnement, certaines marques de cosmétiques ont renoncé à utiliser ces cosmétiques ; les Nations Unies rappellent régulièrement le risque de nuisances durables pour la faune et la flore marines et la Californie vient de décider l’interdiction de vente des produits avec microbilles à partir de 2020.

Michèle DELAUNAY demande à Madame la Ministre la position du Gouvernement sur ce problème écologique et les mesures qu’il envisage de prendre afin de stopper cette pollution.

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