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Alain Juppé a sur son blog une très jolie et très juste formule. Lui-même, en l’écrivant, ne pensait pas si bien dire.

Il s’agit des Euro-obligations dont Nicolas et Angela ont fait l’impasse lors de leur récent mini-sommet. Ces « Euro-bonds que le PS prône avec tant d’autres et dans tous les pays de l’Union permettraient de mutualiser la dette et de faire qu’à l’avenir les pays les plus fragiles ne puissent pas être la proie des marchés. Je place d’ailleurs la France dans ce groupe, que les agences de notation ont habilement mis en joue -et en joug- ces deux dernières semaines en menaçant son AAA.

Notre Numéro 2, qui n’a pas brillé dans la période aigüe par ses prises de position, souligne que l’Allemagne est divisée sur le sujet et qu’on ne peut donc avancer davantage. Divisée, n’est peut-être pas le mot. Elle renâcle car elle en sera la prmière payeuse mais elle sait qu’elle ne pourra y couper. La Chancelière a besoin d’un peu de temps et, contrairement aux usages en Sarkozie, de l’aval de son Parlement.

Alors, nous dit-il avec courage : « Ne mettons pas la charrue avant les boeufs ».

Le choix de la formule doit être salué. En l’absence de cette charrue, que Nicolas et Angela ont soigneusement remisée, qui sont ces boeufs ?

Tout simplement, les peuples qu’on prépare à la rigueur sans se donner les moyens de la limiter.

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