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L’incroyable silence de l’été, si émouvant, si paradoxal, ce n’est ni sur les plages, ni dans aucun lieu de villégiature, bien moins encore dans les aéroports ou dans les gares, mais au coeur des villes, abandonnées, oubliées, désertées, qu’on le trouve. Et le silence n’est jamais plus silencieux que dans les lieux habitués au bruit et à l’agitation.

Bordeaux, aujourd’hui. Vide, vacant pour je ne sais quelle aventure. Même les jardins sont désertés par la menace d’averses brutales et chaudes. Je m’affaire à de modestes entreprises dans la maison toutes fenêtres ouvertes, bannissant la radio, bannissant tous les bruits pour mieux écouter ce silence des villes quand tous ceux qui les habitent et qui les agitent, qui oublient même de les regarder, sont tous ensemble entrain de les fuir.

Premier jour de vacances. Est-ce que les vacances ne sont pas d’abord le dépaysement ? Bordeaux était alors le vrai bon choix. Humide, d’un gris d’été, tiède comme un vêtement, poétique, un brin -juste ce qu’il faut- cafardeux.

Et surtout, silencieux, incroyablement silencieux.

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