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En février 2008, la députée Valérie Boyer, responsable des questions de santé à l’ump, a présenté une proposition de loi pour interdire les sites incitant à l’anorexie. J’ai été seule de mon groupe à voter cette proposition de loi, avec l’accord de notre Président de groupe qui a considéré que je pouvais parfaitement m’exprimer en ma qualité de médecin.

La loi a été votée à l’Assemblée et .. n’est jamais parvenue au Sénat. Ou bien y a été ensevelie.

Devant ce mystère, que la pression des lobbies expliquait difficilement (quel lobby ?), j’ai interrogé en avril 2011 le Ministre de la Santé en éxercice. Aucune réponse. Et je me propose de retourner à la charge.

Pendant ce temps, les sites continuent de prospérer. Ces sites sont dangereux. Ils incitent à des comportements qui précipitent ce qui n’était qu’un désir excessif de minceur dans une maladie obsessionnelle, continuellement auto-aggravée, mortelle dans bien des cas et détruisant durablement, voire définitivement, la vie de nombreux malades.

Pourquoi rien n’est-il fait ? L’hébergeur des sites est localisé en France et accessible à nos lois. Jusqu’alors, silence dans la presse, malgré la communication de mon interrogation au Ministre. Ce n’est qu’aujourd’hui que le média en ligne Rue 89 déterre le sujet. Merci à lui.

Le sujet le mérite en effet doublement : pourquoi l’autorité publique accepte-t-elle de renoncer à toute action pour empêcher cette incitation à la multiplication des cas et à l’aggravation des troubles ? Comment une loi peut-elle être enterrée dans le court chemin qui l’amène d’une Assemblée à l’autre ?

Un oubli ? Dans ce cas, Valérie Boyer répondrait aux questions des journalistes et aurait, comme moi, soulevé la question depuis bien longtemps pour rappeler notre vote aux oublieux.

Espérons que la question monte dans l’actualité médiatique et force le gouvernement à une réponse.

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