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Déjà les fleurs de marronniers sont dispersées en une pluie légère de pétales blancs ou roses. La brièveté du temps entre le moment où nos marronniers se couvrent de bourgeons et celui où leurs fleurs s’évanouissent au moindre vent devraient être une leçon pour nous tous. Mais qui regarde dans les villes les arbres, leurs fleurs et leurs feuilles ?

Je pensais à cela de retour de la cérémonie du 10 mai, date commémorative de la mémoire de la traite des noirs, à l’initiative de Christiane Taubira. Sujet transcendantal s’il en est. Nous étions autour du buste de Toussaint Louverture, sur la rive droite du fleuve. Un groupe est venu à ma rencontre « aidez-nous à faire qu’il n’y ait à Bordeaux qu’une seule manifestation ».

O combien, j’en suis d’accord ! Mais les édiles de notre ville prônent le consensus quand il se situe derrière eux. Nulle association appelée à prendre la parole, pas davantage Jacques Respaud représentant le Président Philippe Madrelle, pas davantage la députée.

Oui, nous devions tous être là en fraternité. Chacun disant un mot, même le passant venu tout simplement rendre hommage.

« I had a dream », disait Martin Luther king. Et le temps est si court pour faire des rêves réalité.

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