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Un mien voisin, rencontré sur le chemin de mon bureau, ouvre ma journée avec un précepte « Le prince doit être vertueux pour que le peuple soit fidèle ».

Le dernier mot démontre sans difficulté particulière que mon voisin n’est pas un dangereux gauchiste. Je dirais plus volontiers : « Le prince doit être vertueux pour être le prince ».

Après la douche d’or et la présidence européenne engloutissant en frais inutiles le quart de ce que rapportent les franchises médicales, le scandale d' »Air sarko one ».

Je l’ai déjà évoqué. La pilule est si amère, qu’au moment de la livraison de l’avion de l’Emir, j’y reviens

Le Ministère de la Défense est en train de subir le plus lourd plan social de l’histoire française : 60 000 suppressions d’emploi en 5 ans. « La grande muette » souffre, voit des pans entier de son activité sombrer, les garnisons ferment au mépris des économies locales.

Pendant ce temps, un seul secteur, inscrit sous un nom codé au budget de la Défense, a été sanctuarisé : le renouvellement de la flotte présidentielle qui, au demeurant, n’en avait pas besoin.

Montant de la facture : 350 millions d’euros (presque la moitié du rapport des franchises médicales)

Fleuron de cette action citoyenne : « Air sarko one », dont le nom est calqué sur l’ « Air force one » du Président Américain qui lui a servi de modèle. Gadgets sécuritaires variés au cas où des extra-terrestres jetteraient leur dévolu sur le Président français, chambre à coucher et salle de bains et autres commodités sans aucun doute sobres et de bon goût. Total : 285 millions d’euros.

Autre détail, le coût de l’heure de vol : 20 000 euros . Je ne sais si le Présidentl’a affrêté pour échapper à la fronde des Maires et s’évader en Arabie séoudite pour un voyage « semi-privé » mais la facture du seul déplacement doit être assez facile à calculer.

Tout cela à crédit. La France en faillite emprunte chaque jour sur les marchés, non pour investir, mais pour son seul fonctionnement. N’importe quel empruntera de Cofinoga se verrait refuser un nouveau découvert pour des dépenses somptuaires et inutiles. Et surtout, il aurait à sa charge, l’alourdissement de sa dette, du taux d’emprunt, et des mensualités de remboursement.

Il est temps, grand temps, que la cour des comptes puisse non seulement analyser et décrire mais statuer sur ce qu’il convient de sanctionner. Et sur ceux, généreux du budget de l’Etat plus que du leur, qu’il convient de faire bénéficier d’une procédure d’ « impeachment »

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