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Pédagogue hors pair, orateur compréhensible de tous, sollicitant l’intérêt quand il s’exprime, François Bayrou a un faible caractère. C’est bien souvent le point le plus fragile des hommes politiques (les exemples sont légion) et c’est pourtant le plus décisif.

Peu courageux dans l’action, comme il l’avait montré quand il était ministre de l’éducation où décisions et réalisations ne sont pas venues confirmer l’excellence des principes énoncés*, Bayrou est aussi « nerveux », et même vite acariâtre, dans la réaction.

Il ne se grandit guère à qualifier de « rigolos » les agissements de Ségolène Royal, avec en ligne de mire sa proposition de 5 postes éligibles sur la liste régionale de Poitou Charente. N’était-ce François Bayrou qui, il y a quelques semaines, prônait la « main tendue aux socialistes »?

Cette expression est d’ailleurs en passe d’être totalement disqualifiée : la « main tendue » des hommes politiques est bien souvent vigoureusement croisée derrière le dos et ne relève que des « paroles verbales ». C’est une fois de plus le cas.

François Bayrou a un message à transmettre aux Français pour le premier tour des Régionales : c’est la raison annoncée de son refus. Espérons que ce message soit fort, facile à identifier et à retenir, pour justifier que sa main n’ait été tendue que pour donner un petit soufflet à qui la prenait concrêtement, non sans risque pour elle auprès des militants socialistes.

La politique rend bête et use les caractères fragiles. Le ton grinçant de Bayrou expliquant son refus trahissait cette nervosité de petit chef qui est si préjudiciable à l’exercice des responsabilités. N’est pas Obama, le maître de la maîtrise de soi, qui veut.

  • à lire dans « La décennie des Mal-Appris

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