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Non, non, je n’invente rien. C’est l’adjoint au Maire de Bordeaux JL David qui annonce aujourd’hui dans Sud Ouest une innovation qui fera date dans l’histoire des lois et réglements : l’arrêté anti-bivouac pour chiens.

Il n’est pas insignifiant de noter que le susnommé apparait aujourd’hui dans les colonnes de notre quotidien régional sous son véritable patronyme de « David » et non sous le pseudo, au demeurant flatteur, de « la Mairie » (« la Mairie pense », « la Mairie projette »..). Pseudo flatteur mais partagé par le petit quarteron d’adjoints remplaçant localement le numéro 2 du Gouvernement et invités à ne pas faire ombre aux semelles de ses mocassins par une individualisation intempestive.

La situation a résolument évolué depuis que le numéro 2 se voit bien en numéro 1 et que, dans l’hypothèse où ce projet de substitution à une présidentielle position viendrait à échéance, David serait promu d’adjoint à suppléant du candidat député. Comprenne qui pourra. On ne doute que je n’ai fait obscur que pour aiguiser les babines du Bordelais non aguerri des moeurs particulières de la démocratie bordelaise.

Revenons à plus de clarté et à l’arrêté qui nous occupe. Un arrêté anti-bivouac pour chiens n’est pas arrivé sans autorisation particulière à la connaissance du petit peuple. Un coup de téléphone de Francfort, Moscou ou de Prétoria l’y a autorisé, voire même incité.

L’arrêté anti-bivouac, qu’aux côtés de Gilles Savary nous avons combattu au Conseil Municipal de Bordeaux, est en effet une création du Maire lui même et il l’a fait breveter : il s’agit tout simplement de doublonner localement un article loi autorisant de disperser les attroupement susceptibles de compromettre l’ordre public. L’article de loi n’est pas neuf, l’innovation a été de le rhabiller à point nommé pour cette frange de Bordelais qui préfèrent Saint Eloi à Saint Martin, ce dernier, très oublié, étant le type plutôt sympa qui a déchiré son manteau en deux pour le partager et auquel ni notre ville, ni notre Maire n’ont dévolu la moindre église.

Avec l’arrêté anti-bivouac pour chiens, on fait un pas immense en avant. L’article de S0 ne dit rien de sa diffusion dans la gent canine, non plus que de la verbalisation de ces amis de l’homme mais aussi du groupement en meute. Notons que l’arrêté risque de plomber lourdement leurs plaisants reniflages les uns des autres et cette propension sympathique qu’ils ont à se saluer, à se mesurer et à jouer ensemble. Nul, chiwouaha ou dogue allemand, labrit ou labrador, n’a pour autant le droit de vote.

Notre ville, une fois encore, donne l’exemple. Et je voulais que vous soyez les premiers à en partager avec moi, la fierté.

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