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Emmanuelle Ajon est intervenue en Conseil municipal cet après-midi en nos deux noms sur la délibération autorisant le financement de l’étude de restauration du Temple des Chartrons. J’étais absente car retenue à l’Assemblée nationale par le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

Ci-après notre intervention :

Michèle Delaunay comme moi-même nous réjouissons de voir inscrit à l’ordre du jour le financement du diagnostic et de l’étude de faisabilité de la restauration du Temple des Chartons.

Michèle DELAUNAY tient particulièrement à vous remercier, Monsieur le Maire, de votre écoute lors de l’entretien que vous avez eu à ce sujet le 16 février 2015, peu après les attentats de janvier dernier.

La marche qui s’en était suivie avait, comme celle de vendredi dernier, montré l’absence de lieu susceptible de réunir et de rassembler – ce qui est l’objet même de la laïcité – « ceux qui croyaient au Ciel, ceux qui n’y croyaient pas ».

Par sa noblesse, par sa vocation première, culturelle, spirituelle et sociale, comme par sa situation au cœur de notre ville, le Temple des Chartrons, fermé et désaffecté depuis 1985, est particulièrement adapté à remplir ce rôle. Michèle Delaunay avait auparavant consulté différents membres de Bordeaux Partages, comme des représentants des groupes philosophiques, lesquels avaient accueilli favorablement cette proposition avec cependant des nuances montrant qu’il fallait engager un travail commun d’élaboration de ce projet.

Désaffecté depuis trente ans, ce monument patrimonial de notre ville et emblématique de son histoire, sert actuellement d’entrepôt au CAPC et au Musée des Beaux Arts. Cela ne peut durer plus longtemps et les événements que nous traversons démontrent l’urgence de matérialiser les liens entre les Français dans toute leur diversité.

Le Temple des Chartrons doit redevenir un lieu de spiritualité, de dialogue entre les cultes et les mouvements philosophiques mais aussi de cérémonies républicaines strictement laïques ou au contraire multi-confessionnelles.

Une dimension supplémentaire pourrait être celle d’un lieu commun de célébration, situant Bordeaux à l’avant garde d’une laïcité de dialogue et de concorde.

Ce type de lieu manque cruellement dans l’ensemble du territoire de notre pays et répond pourtant à une attente fréquemment exprimée.

En ces lendemains de jours où le fanatisme et l’obscurantisme ont une fois encore pris le visage de la barbarie, la France et les Français ont choisi de ne rester sans réagir, de protéger leurs valeurs et leur liberté.

Nous vous remercions de la mise en route d’une étude de faisabilité sur le sujet et espérons qu’elle prendra forme avec le concours de tous.

Billet du 20 févr 2015

 

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