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Suite à son interpellation par de nombreux médecins urgentistes du CHU de Bordeaux, Michèle Delaunay a déposé une question écrite à l’attention de la secrétaire d’Etat chargée de la Santé ainsi qu’un courrier à l’attention de la Directrice de l’ARS Aquitaine, concernant la suppression envisagée de la permanence de soins de nuit profonde sur l’ensemble de la Région, à compter de la rentrée.

Si cette réforme est entérinée, cela remettrait gravement en cause la permanence d’accès au soin des malades en ne leur permettant plus de bénéficier d’une intervention à domicile d’un médecin pendant la nuit. La disparition d’un médecin de garde au profit d’un médecin régulateur qui ne pourra qu’orienter les malades vers des urgences déjà surchargées est dangereuse.

La garde de nuit est un service indispensable pour les patients et de nombreux exemples concrets mettent clairement en évidence les conséquences catastrophiques qu’aurait ce choix purement économique.

Michèle Delaunay demande donc à Madame la Secrétaire d’Etat et à Madame la Directrice de l’ARS Aquitaine de revenir sur cette décision inacceptable et lourde de conséquences.

Ci-dessous la question écrite adressée à la Secrétaire d’Etat à la Santé :

Madame Michèle Delaunay attire l’attention de Madame la secrétaire d’Etat chargée de la Santé sur la suppression envisagée à la rentrée de la permanence de soins de nuit profonde (minuit-8h00) sur l’ensemble de l’Aquitaine.

L’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine et le conseil de l’Ordre des Médecins envisagent pour la rentrée la suppression de cette permanence dans un objectif de réduction des coûts. Cette décision signerait la disparition du médecin de garde remplacé par un médecin régulateur qui n’interviendrait que par téléphone pour conseiller aux malades de patienter ou de s’orienter vers les urgences, qui au CHU de Bordeaux sont déjà saturées.

Si cette décision est adoptée, ce sont près de 30 000 patients chaque année, sur l’agglomération Bordelaise, qui faute de médecins se retrouveront ainsi obligés de se déplacer vers des services d’urgence déjà surchargés. L’association SOS Médecins Bordeaux, qui traite la plus grande partie de ces appels pourrait être ainsi contrainte de cesser définitivement son activité de nuit.

Cette réforme est incompréhensible car la garde de nuit est un service indispensable pour les patients et de nombreux exemples concrets mettent clairement en évidence les conséquences catastrophiques qu’aurait ce choix purement économique. De nombreux médecins et associations sont scandalisés par ce projet remettant en cause la permanence d’accès au soin des malades.

Si une mère célibataire est subitement malade au milieu de la nuit, aujourd’hui un médecin se rend à son domicile pour l’examiner et lui prescrire un traitement ou une prise en charge adéquate. Si la réforme est adoptée, elle appellera le centre 15 et le médecin régulateur ne pouvant intervenir lui préconisera une hospitalisation ; comme les urgences adultes n’acceptent pas les enfants accompagnants et si la patiente n’a pas la possibilité de les faire garder au milieu de la nuit, elle préférera rester chez elle.

Madame Michèle Delaunay lui demande donc de maintenir ce service primordial qui doit laisser l’être humain au cœur de nos préoccupations majeures et non mettre en danger la santé de malades au simple nom d’économies.

Ci-dessous, le courrier adressé à la Directrice de l’ARS Aquitaine :

Madame la Directrice,

Je suis interpellée par de nombreux médecins du service des urgences du CHU de Bordeaux qui me font part de leur grande inquiétude quant à la réforme envisagée par l’ARS Aquitaine et le Conseil de l’Ordre des Médecins concernant la permanence de soins de nuit profonde (minuit-8h00) sur l’ensemble de l’Aquitaine.

Ce projet de réforme remet gravement en cause la permanence d’accès au soin des malades en ne permettant plus aux malades et à leur famille de bénéficier de l’intervention à domicile d’un médecin pendant la nuit. La disparition du médecin de garde au profit d’un médecin régulateur qui ne pourra qu’orienter les malades vers des urgences déjà surchargées me paraît particulièrement dangereuse.

L’association SOS Médecins Bordeaux souligne que sur l’agglomération bordelaise ce sont près de 30 000 patients qui chaque année, faute d’intervention d’un médecin de garde, seront orientés vers les urgences qui ne pourront pas répondre de manière efficiente à leurs besoins.

La garde de nuit est un service indispensable pour les patients et de nombreux exemples concrets mettent clairement en évidence les conséquences catastrophiques qu’aurait ce choix purement économique.

J’interpelle ce jour, par le biais d’une question écrite, Madame la secrétaire d’Etat chargée de la Santé sur la suppression de la permanence de soins de nuit profonde en lui demandant de maintenir ce service primordial qui doit laisser le malade, et non les enjeux financiers, au cœur des préoccupations de notre système de santé.

Je vous demande également de revenir sur cette décision inacceptable et lourde de conséquence.

Je vous prie de recevoir, Madame la Directrice, mes meilleures salutations.

Michèle DELAUNAY

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