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Surendettement, impossibilité à assumer les frais de soins dentaires, menaces d’expulsion… Malheureusement les soucis et les drames des Bordelais refusent de prendre les deux mois de vacances que leur accorde généreusement chaque année la Mairie de Bordeaux.

Cette générosité trouve une forme particulière : les bureaux de permanence, austères et dégarnis comme un guichet des postes dans les années 50 mis à disposition de l’ « opposition » sont fermés en juillet-août. Seuls les élus ump-modem peuvent encore bénéficier des locaux des mairies de quartier.

« L’opposition », n’est pas le bon mot. Députée socialiste n’appartenant pas au Conseil Municipal, je ne suis pas redevable de ce terme envers notre Maire. Seul son apprentissage à l’école primaire de la théorie des ensembles le pousse à assimiler « socialiste » à « opposant », alors que cette appellation ne devrait concerner que la minorité municipale socialiste-verte-PC

Le sujet n’est pas dans l’interprétation de notre premier édile de ce qu’est un opposant, mais bien dans cette méconnaissance des soucis de chaque jour pour une majorité de ses administrés. Soucis et drames n’émigrent pas « au bassin », ils sont bien là, en juillet comme tout le reste de l’année et le secours des élus leur demeure nécessaire en cette période. Pour cette raison, cette année encore, j’ai tenu ma permancence en plein air, non dans la Mairie de quartier du Grand Parc, mais au devant d’elle.

Comme me l’a dit ce soir un habitant : « Il ne suffit pas d’habiter dans une tour pour être touriste » : dans ce quartier comme dans beaucoup à Bordeaux le plus grand nombre ne part pas en vacances. Leurs difficultés et leurs ennuis non plus.

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