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Michèle DELAUNAY participait hier soir à une réunion organisée par Jacques RESPAUD et les élus socialistes de la Mairie de Bordeaux afin de débattre de l’urbanisme du quartier d’Albret (Cité municipale, square André Lhote, immeuble Bouygues…). Le débat a été animé.


Article de Sud-Ouest du 10/06/11 Par Julien ROUSSET

Le PS à l’assaut de la future cité municipale Les élus du PS bordelais tenaient hier soir au Connemara une réunion sur l’urbanisme à Mériadeck.

Les élus socialistes du conseil municipal de Bordeaux (Jacques Respaud, Matthieu Rouveyre et Jean-Michel Perez), accompagnés pour l’occasion par la députée Michèle Delaunay, ont organisé hier soir au Connemara, « Irish pub » du cours d’Albret, une réunion consacrée à l’urbanisme de Mériadeck. Ils ont principalement évoqué, en mal, la Cité municipale que la Ville envisage de construire près du cours d’Albret, sur l’emplacement actuel du square André-Lhote et de l’immeuble Croix du Mail, ce dernier édifice étant voué à la démolition. La CUB, un « tiroir-caisse » Un projet de grande envergure, évalué à 50 millions d’euros, destiné à offrir à 900 agents municipaux, pour l’heure disséminés en ville, un site commun et des services (comme une cafétéria). Les socialistes en contestent plusieurs aspects : le financement (un partenariat public privé, formule jugée hier soir « coûteuse sur le long terme » et « injustifiée pour un bâtiment public »), la masse (les conseillers socialistes s’inquiètent du contraste entre le volume du futur bâtiment et celui de ses deux voisins classés, l’hôtel de Poissac et l’hôtel de Basquiat), le positionnement par rapport au cours d’Albret (la Cité n’aura pas le retrait de l’actuel immeuble de la Croix du Mail)… «Nous réclamons qu’il y ait une vraie concertation autour d’une maquette qui donne à voir les rapports, en volumes, entre les différents bâtiments du secteur. C’est à partir de ce genre de maquette que la mairie avait finalement renoncé au pont des Quinconces dans les années 90, a estimé Michèle Delaunay. Il faut se battre jusqu’au premier coup de pioche ! »

Les élus s’exprimaient devant une audience d’une quarantaine de personnes, acquises à ces arguments. Aux tables brunes du Connemara siégeaient, par exemple, plusieurs représentants de l’association Sauvegarder Mériadeck, dont la présidente Marie-Françoise Michelet est souvent intervenue. Elle a demandé aux élus municipaux PS quelle sera leur position à la CUB, où la gauche est majoritaire, quand il faudra se prononcer sur la révision du plan local d’urbanisme – révision nécessaire pour autoriser la future Cité et sa hauteur, 40 mètres. « Nous voterons contre, mais nous ne serons pas suivis par les autres socialistes de la CUB car, à la communauté urbaine, la logique communale prime. Ce que décide chaque maire dans chaque commune l’emporte ; nous le regrettons » a répondu Jacques Respaud. « À la CUB, avec la cogestion, la règle veut qu’il n’y ait pas d’ingérence dans le choix des communes. La CUB sert surtout à financer. C’est un tiroir-caisse » a renchéri Michèle Delaunay.

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