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Effarée, effrayée, attristée quand j’écoute les cris et hurlements de la plage nocturne à Hossegor, quand je lis tweets et commentaires sans contrôle ni réflexion sur les journaux en ligne et sur twitter. Un auteur américain, Braverman je crois, considérait comme le mal du siècle « the loss of control » et chaque jour m’en persuade un peu plus. Il y a de cela aussi dans l’actualité, cet enfièvrement des foules, des réactions militaires ou policières qui ne peuvent mener qu’à un état de guerre dont seules les limites géographiques sont encore indiscernables.

A cette inquiétude constante, je ne connais qu’un remède : le travail. C’est là que m’a précipitée cette deuxième semaine de vacances. La quiétude, le plaisir, la beauté des lieux des premiers jours ont été comme effacés. Le tumulte les a recouverts.

Douceur de l’air, minuscules moineaux guettant une poignée de graines sur la murette, museau tranquille de mon chien collé au sol, paix de quelques heures ou de quelques jours, quel rideau les recouvre ?

Derniers soirs dont je suis comme chassée.

 

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