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Début de journée dans ma nouvelle maison : mon bureau, 3 rue Aristide Briand. Silencieux, blanc, lisse et ordonné. Même les piles de courrier sont droites et bien alignées, comme les cahiers d’une écolière studieuse.

En un mot, j’y suis bien. J’ai devancé l’appel du réveil pour travailler un moment dans ce calme. Paris est autour de nous, mais ne se fait pas entendre. Dans le couloir, premiers bruits, ceux de notre camériste indien vidant les poubelles de courriers et documents. Personne sait pourquoi il commence si tôt son travail, ni en ce moment comment il vient d’une banlieue sans doute éloignée. Nous échangeons plus de sourires que de paroles, le français demeure visiblement pour lui une langue très étrangère et je n’ai pas osé tenter quelques mots d’anglais.

Voilà. Une à une, les portes des députés vont s’ouvrir, les assistants vont arriver d’un pas toujours très décidé qui m’amuse. Petit monde studieux, majoritairement féminin et entièrement socialiste à cet étage, et disons-le sans réserve, très consciencieux. Amical aussi, et sans chichis.

Bonne journée !

Comments 11 comments

  1. 21/11/2007 at 09:17 Alain

    Je suppose, Michèle, que vous échangez plus de sourires que de paroles ? La frustration vous aura fait inverser les termes, c’est dire ! Osez, osez quelques mots en anglais. Le geste lui fera chaud au coeur, même si l’anglais pas plus que le français ne sont pour lui aisés.

  2. 21/11/2007 at 10:33 M.V.

    Je ne sais pas si Michèle revient en arrière pour visionner son blog; je lui ai laissé une question à la suite du texte précédent . Merci d’avance si elle y répond.

  3. 21/11/2007 at 13:20 Michèle

    merci alain, j’ai aussitôt corrigé en découvrant votre commentaire !

  4. 21/11/2007 at 19:14 Asse42

    M.V

    Je ne m’appelle pas Michèle mais je veux bien te répondre sur la "biological valley" et ses conséquences sur la société.
    Mais d’abord je commencerais par te dire que je ne suis pas d’accord sur ton analyse au sujet de la position de ségolène Royal qui est pour la négociation et contre la violence. Tu dis qu’elle a perdu pour le moment, peut-être, mais c’est une position responsable à terme pour un futur leader qui doit appeller toujours à la négociation.

    Bon au sujet de la BV je dois te dire que l’objectif est l’excellence environnementale et donc de développer des filières biologiques respectueuses de l’environnement. Promouvoir des engrais propres, des matériaux de construction biodégradable, l’utilisation de matières naturelles pour l’énergie (biomasse, bois,soleil,vent,etc..),… Bref valoriser toutes les techniques qui permettent de respecter l’environnement et donc de contribuer à son épanouissement. Qui est aussi le nôtre.
    Pour se faire il faudra donc investir dans la recherche, l’innovation. C’est pourquoi ségolène Royal approuve le partenariat public-privé dans les universités. Parce qu’il faut que celles-ci mettent sa matière grise au service de la production de résultats concrets amenant à la commercialisation pourquoi pas? On pourrait ainsi favoriser l’implantation d’incubateurs d’entreprises dans les universités permettant le développement de la recherche. C’est le premier objectif.
    Le deuxiéme est de créer avec le développement de ces nouvelles technologies biologiques des filières industrielles créant ainsi des nouveaux emplois dans une filière qui n’existait que peu actuellement.
    Ces emplois seraient aussi non-délocalisables car les pouvoirs publics, ici la région, ferait du donnant-donnant exigeant des entreprises créées à l’aide de fonds d’aides à la recherche et à la cration d’entreprise de rester durablement sur les territoires et de les respecter.
    L’objectf ultime tu l’as donc bien compris et de faire du gagnant-gagnant. Gagnant pour l’université à qui on donnerait des moyens de développer sa recherche (5 Milliards d’euros étaient prévus dans le pacte présidentiel), gagnant pour les étudiants qui verraient de nouvelles filières se développer et leur offrir de nouvelles perspectives, gagnant pour les entreprises qui auraient une main d’ouevre formée et qualifiée à sa porte et gagnant pour la région qui verrait ainsi se développer sur son territoire des emplois durables et, cerise sur le gâteau, respectueux de l’environnement.

    Voilà ce que je peux te dire à ce sujet. Mais si je dis des inepties ou si je suis hors-sujet j’encourage Michèle à me corriger vivement.

  5. 21/11/2007 at 20:07 michele

    à MV
    "biological valley" est le nom que l’on donne à la vallée de san diego en Californie, un peu sur le modèle de la "silicon valley"
    la vallée de san diego est en effet le lieu préférentiel d’implantation de nombreux laboratoires et entreprises de biotechnologie, d’où le nom de "vallée de la biologie"

  6. 21/11/2007 at 20:39 Asse42

    Voilà c’est ce que je disais M.V!;-)

    J’avoue que je croyais que c’était un projet de la région Aquitaine. Dommage ça m’allait bien et ça allait dans le bon sens:-(
    Merci Michèle d’avoir rétabli la vérité.

  7. 22/11/2007 at 10:40 Gilb

    à Asse42

    il n’y a pas déshonneur à imiter ce qu’il ya de bien ailleurs …. quitte à l’améliorer encore !!!

  8. 22/11/2007 at 13:27 M.V.

    Merci beaucoup à Michèle et à Asse42 pour cette réponse précise et éclairante.
    Je savais qu’il y avait une comparaison à faire avec "silicon valley", mais qu’est-ce que ça voulait dire? Le projet de la "biological valley" est enthousiasmant ; il faut seulement veiller à ce que la limite soit respectée pour que l’université ne devienne pas la servante de l’entreprise.
    @ Asse42:
    Je ne parle pas de S.Royal en terme de reproche, elle a raison de tenir ses arguments humanistes. Je faisais un simple constat; son travail est d’autant plus difficile que la pente est aujourd’hui à la rudesse, à la violence, que les tabous tombent (c’est la décomplexion, tout est possible, tout est permis). N.Sarkozy n’a qu’à surfer sur cette vague là (il a en partie gagné avec cela), alors que S.Royal résiste. ESt-ce que les gens pouvaient "l’entendre" l’autre soir? je n’en suis pas sûre. Elle devrait peut-être reformuler ses arguments…

  9. 22/11/2007 at 19:47 La Chaloupe

    Bonjour Michèle,

    Avant le vote définitif vendredi sur les franchises médicales, je vous invite à lire ce qui suit…

    Personne n’a évoqué cela… Ni au PS si ailleurs…
    Quel dommage.

    Mais notre confiance vous reste acquise…

    Courage

    _______________________

    Didier Ménard fustige un volet méconnu du nouveau plan de la Sécurité sociale : le pouvoir donné à des médecins contrôleurs de suspendre les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

    Le nouveau plan de financement de la Sécurité sociale, s’il prétend indiquer la quantité de dépenses à effectuer pour l’année, est aussi un catalogue de mesures visant à modifier le système de l’offre de soins. Les amendements sur l’installation des futurs médecins dans les zones de désertification en sont une illustration. Parmi les autres mesures restées dans l’ombre, il en est une qui mérite toute notre attention car, à elle seule, elle bafoue le droit des travailleurs, continue l’oeuvre de dépeçage de l’assurance-maladie, humilie la médecine générale et fait plaisir aux employeurs.

    Elle est pourtant d’une grande simplicité : à ce jour, quand un employeur complète le salaire d’un de ses employés en arrêt maladie, il peut le faire contrôler par un médecin de son choix. En fait, il sous-traite avec une entreprise de médecins contrôleurs. Si le médecin juge que l’arrêt est injustifié, l’employeur ne complète pas le salaire, et le salarié passe pour un tire-au-flanc. L’assurance-maladie est seule habilitée à suspendre les indemnités journalières. Il existe une possibilité pour l’assuré de contester la décision, et le médecin qui a établi l’arrêt maladie peut être sollicité pour avis.

    Avec le nouveau dispositif, ce médecin contrôleur désigné par le patron pourra suspendre la totalité des indemnités journalières. Cela procède d’abord d’une idéologie selon laquelle tout malade est un profiteur malhonnête du système de soins, surtout s’il est en arrêt maladie.

    Nos chers députés de la majorité excellent dans ce discours de stigmatisation de ce faux malade que tout le monde connaît et qui est en arrêt depuis des mois… Cette constance à opposer les Français entre eux est en elle-même irresponsable. Mais, en outre, qui sait ce dont souffre ce prétendu faux malade ?

    On n’étale pas ses problèmes de santé sur la place publique pour avoir le droit de se justifier de bénéficier de l’assurance-maladie. L’assurance-maladie, on y cotise selon ses moyens et on l’utilise selon ses besoins. Du moins, c’était ainsi avant l’arrivée de M. Sarkozy, qui entend changer la donne en établissant un lien entre moyens financiers et possibilité de se soigner.

    Ce dispositif donne en outre tous les droits au patron, car celui-ci disposera d’un droit de regard sur chacune des maladies de ses employés. Certes, le médecin qui acceptera de jouer ce rôle de contrôleur au service du patronat fera correctement son travail, nous n’en doutons pas. Toutefois, ne soyons pas naïf : si le médecin donne trop souvent raison à l’employé, il est plus que probable qu’il ne sera plus choisi pour effectuer ces contrôles…

    Que dit l’assurance-maladie ? Silence.

    C’est pourtant une de ses prérogatives de contrôler les arrêts maladie. Elle ne s’en prive d’ailleurs pas. Va-t-elle accepter une nouvelle étape de son dépeçage ? Et quelle fonction aura le service médical de l’assurance-maladie ? Le contrôle renforcé des médecins ?

    L’arrêt maladie est une thérapeutique qui répond à une situation souvent complexe.

    Le médecin utilise ce moyen pour conduire un projet thérapeutique. Un autre médecin n’aura pas forcément les moyens, surtout en cinq minutes, d’appréhender cette complexité.

    Pourquoi devrions-nous prévoir, en plus de la situation médicale, l’éventualité d’un deuxième passage médical et établir un courrier à un confrère potentiel pour se justifier de ce choix thérapeutique ? Jusqu’où devrons-nous aller dans l’humiliation ?

    Si des employeurs suspectent les salariés d’avoir trop souvent recours à l’arrêt maladie au point que cela désorganise l’entreprise, peut-être faut-il se demander si ce n’est pas l’entreprise elle-même qui est malade et qui a besoin d’un traitement. Mais celui-ci n’est pas du ressort de la médecine.

    En tout cas, ce n’est pas une bonne raison de profiter de la loi de financement de la Sécurité sociale pour supprimer une liberté, celle d’avoir le droit aux indemnités journalières, qui, ne l’oublions pas, étaient la première prestation prévue par l’ordonnance de 1945 créant la Sécurité sociale.

    Didier Ménard est président du Syndicat de la médecine générale.

    Source : Politis

  10. 22/11/2007 at 22:16 michele

    à MV : la biological valley, c’est aussi un projet régional de l’Aquitaine auquel Alain Rousset a souscrit et plus encore désormais un thême de notre campagne municipale !

  11. 23/11/2007 at 16:32 M.V.

    J’avais compris Michèle. Il faut foncer!

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